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Antibes : suspectée d'avoir égorgé son fils de 17 ans, une femme placée en hôpital psychiatrique

[Julie Sebadelha / AFP]

Une femme de 43 ans, suspectée d’avoir tué son fils de 17 ans mercredi à Antibes, a été hospitalisée d’office après un examen psychiatrique, a annoncé vendredi le parquet de Grasse. Une enquête pour assassinat et tentative d’assassinat est en cours.

La femme suspectée d'avoir égorgé son fils de 17 ans mercredi à Antibes (Alpes-Maritimes) a été placée en hôpital psychiatrique, a annoncé vendredi le parquet de Grasse.

L'alerte avait été donnée par le père qui avait découvert son fils égorgé dans son lit. La mère, âgée de 43 ans, s'était enfuie du domicile et avait été retrouvée près d'une plage, dans l'eau, alors qu'elle était en train de se noyer.

Interpellée et transportée à l'hôpital d'Antibes, la quadragénaire a fait l'objet "d'un examen psychiatrique" avant d'être "placée en hospitalisation d'office", une mesure qui permet d'interner une personne en psychiatrie, a précisé dans un communiqué le procureur Éric Camous.

La mère "à l'origine de l'acte" selon le père

Intervenant au domicile familial, mercredi aux alentours d'une heure du matin dans une résidence du bord de mer d'Antibes, les services de police avaient retrouvé l'adolescent "allongé sur son lit, le corps inanimé et présentant une profonde lésion au niveau de la gorge", d'après la même source.

A l'origine de l'appel et "en état de choc", le père a indiqué que la mère était "à l'origine de l'acte", selon la même source. "Il précisait qu'elle avait tenté de le poignarder sans arriver à ses fins", avant qu'il ne parvienne à la désarmer.

Une enquête pour "assassinat et tentative d'assassinat" a été confiée au service local de police judiciaire d'Antibes afin de "déterminer les circonstances des faits et la motivation du passage à l'acte", ajoute le communiqué, précisant que la mise en cause est "totalement inconnue des services de police et de la justice." Selon de premiers éléments évoqués le jour des faits, le couple était en instance de séparation et une lettre écrite en polonais avait été découverte à leur domicile.