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Accusés d'espionnage, détenus depuis fin juillet, le Quai d'Orsay mobilisé... Ce que l'on sait des deux journalistes français détenus au Togo

Une moto-taxi dans les rues de la capitale togolaise, Lomé, le 27 février 2026. (Photo d'illustration) [OLYMPIA DE MAISMONT / AFP]

Arrêtés fin juillet alors qu’ils tournaient un documentaire pour France 5, deux journalistes-réalisateurs français sont détenus à Lomé et accusés d’espionnage. L’un d’eux souffre de problèmes de santé.

Alors que Christophe Gleizes, détenu en Algérie, était jusque-là le seul journaliste français emprisonné à l'étranger, deux journalistes-réalisateurs français sont détenus au Togo depuis la fin du mois de juillet. Les familles des deux hommes ont fait part mardi 18 août de leur "immense inquiétude", notamment concernant leur état de santé. Europe 1 fait le point.

Les deux reporters accusés d'espionnage

Le 27 juillet dernier, dans la ville de Kara, au nord du Togo, deux journalistes-réalisateurs tournent un documentaire pour l'émission Les Routes de l'impossible, diffusée sur France 5. Ils sont arrêtés par les autorités togolaises, placés en garde à vue puis accusés d'espionnage.

Tony Comiti, fondateur de l'agence de presse Tony Comiti Productions pour laquelle travaillent les deux Français, affirme que ces derniers "ont dû dépasser sans s'en rendre compte une zone non autorisée pour les étrangers (...) et très tendue".

"Le procureur de Kara a regardé tous les rushs et s'est rendu compte qu'il n'y avait pas du tout de raison de les inculper d'espionnage, donc il les a libérés et deux heures après, ils ont été à nouveau arrêtés", a-t-il expliqué.

Le Quai d'Orsay pleinement mobilisé

Les deux journalistes sont désormais détenus dans une prison de Lomé, la capitale togolaise. Ils disposent d'un avocat sur place, qui leur rend visite quotidiennement.

Les motifs exacts de leur arrestation restent inconnus. Il pourrait s'agir d'une fausse déclaration concernant leurs visas, ce que dément Tony Comiti, qui assure que les deux Français sont partis "en règle".

L'un des deux journalistes souffre par ailleurs de problèmes de santé. Sa demande de rapatriement médical d'urgence a été refusée. Les deux hommes ont reçu trois visites consulaires. Le Quai d'Orsay assure être pleinement mobilisé pour veiller à leurs conditions de détention.