Le président portugais Antonio José Seguro a promulgué la loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public, qui cible le voile intégral. Adopté à l’initiative du parti Chega, le texte prévoit jusqu’à 3.000 euros d’amende.
Le président portugais Antonio José Seguro a promulgué une loi votée à l'initiative du parti Chega interdisant la dissimulation du visage en public, et qui dans la pratique cible les femmes musulmanes portant le voile intégral. "Le visage doit être considéré comme un élément central de l'identité et de la communication humaines", a expliqué le chef de l'Etat dans un communiqué publié mardi soir.
L'ancien dirigeant du Parti socialiste a toutefois reconnu qu'il s'agissait d'un sujet "de grande sensibilité sociale et culturelle". La version finale du texte, décrit par les médias locaux comme "la loi des burqas", avait été adoptée par le Parlement en juillet dernier avec les voix de la coalition gouvernementale, tandis que les partis de gauche avaient voté contre.
Les contrevenants s'exposent à des amendes comprises entre 150 et 3.000 euros
La loi interdit le port de vêtements destinés à dissimuler le visage ou empêcher son identification dans les espaces publics, ainsi que toute contrainte imposant à une personne de se couvrir le visage pour des motifs liés notamment au genre, à la religion, à l'âge ou à l'origine.
Les contrevenants s'exposent à des amendes comprises entre 150 et 3.000 euros. Des dérogations sont prévues notamment pour des raisons de santé, des motifs professionnels, artistiques ou climatiques, ainsi que dans les lieux de culte, les représentations diplomatiques et les avions.