Yvette Roudy, première ministre des Droits de la femme sous François Mitterrand, est morte mardi à l'âge de 97 ans. Figure historique du féminisme politique, elle avait notamment porté la loi sur l'égalité professionnelle.
Yvette Roudy, qui fut la première "ministre des Droits de la femme", entre 1981 et 1986, est décédée mardi à Cabestany (Pyrénées-orientales) à l'âge de 97 ans, a indiqué son neveu Jean-Pierre Saldou à l'AFP.
Socialiste, Yvette Roudy fit voter le remboursement de l'IVG et laissa son nom à la loi de 1983 sur l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Elle est décédée mardi matin dans la résidence médicalisée où elle résidait depuis trois ans, a précisé Jean-Pierre Saldou.
"elle n'a jamais cessé de défendre ses idées", selon François Hollande
Si Françoise Giroud avait auparavant été secrétaire d'État à la Condition féminine sous Valéry Giscard d'Estaing, à partir de 1974, Yvette Roudy a été la première titulaire d'un véritable "ministère des Droits de la femme" sous François Mitterrand.
"Féministe, socialiste, femme de convictions et de combats, elle n'a jamais cessé de défendre ses idées", a tweeté l'ex-président socialiste François Hollande. Elle a "fait reconnaître officiellement le 8 mars comme Journée internationale des droits des femmes en France", a-t-il rappelé.
"C'est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de notre Soeur, Yvette Roudy", a réagi dans un communiqué la Grande loge féministe de France, dont elle était membre. "En tant que ministre, Yvette s'employa sans relâche à faire évoluer les lois et les mentalités, en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes, dans la perspective féministe universaliste qui aura toujours guidé son engagement", poursuit la loge maçonnique.
"Yvette Roudy n'est plus. Mais il reste tant d'elle. Le remboursement de l'IVG c'est elle, la féminisation des noms de métiers c'est elle, l'égalité professionnelle, c'est elle, la parité c'est encore elle", a aussi tweeté la sénatrice socialiste Laurence Rossignol.