L'incendie en Belgique n'est pas encore fixé lundi mais sa "progression est restée limitée" grâce à "des vents plus favorables et aux précipitations enregistrées en fin de nuit", ont indiqué les autorités locales.
L'incendie en Belgique n'est pas encore fixé lundi mais sa "progression est restée limitée" grâce à "des vents plus favorables et aux précipitations enregistrées en fin de nuit", ont indiqué les autorités dans un communiqué. Des moyens aériens venus d'Allemagne et de Norvège vont renforcer le ballet de bombardiers et d'hélicoptères qui larguent de l'eau sur les zones escarpées auxquelles les pompiers ne peuvent pas accéder avec leurs camions, a ajouté ce communiqué. En plus de ses deux hélicoptères, la Belgique s'appuie également sur des appareils venus des Pays-Bas et de Suède grâce au mécanisme européen de protection civile.
Le feu n'avance plus vers l'Allemagne. Une ville allemande frontalière de 12.000 habitants, Monschau, avait ordonné dimanche soir l'évacuation d'un quartier à cause des risques posés par la fumée. Tout comme certains quartiers de villages en Belgique samedi. "Actuellement le feu est contenu là où il est possible d'intervenir", a affirmé Tony Hosmans, un porte-parole chargé de la gestion de crise. Mais il n'est pas encore fixé. La Belgique compte pour cela sur le ballet de bombardiers et d'hélicoptères qui larguent de l'eau sur les zones escarpées auxquelles les pompiers ne peuvent pas accéder avec leurs camions.
Des agriculteurs viennent en aide
De nombreux agriculteurs de la région prêtent aussi main forte. Selon l'AFP, certains d'entre eux sont à la file indienne, remplir leurs citernes dans un lac voisin et soulager ainsi un peu le travail des pompiers. "On a offert des boissons et quelques repas", raconte par ailleurs Annick Dodémont, cheffe d'un des nombreux établissements qui se sont mobilisés dans la région, à l'AFP.
"On ne sait pas aller là-dessus, donc on les aide comme on peut", confie cette femme de 41 ans à propos de l'incendie. La Belgique, comme une grande partie de l'Europe a souffert l'été durant d'épisodes de fortes chaleurs et de sécheresse. Le mercure est monté jusqu'à 37°C dans certaines parties du pays en fin de semaine dernière.
Autant de conditions propices au départ de ce grand incendie. "C'est choquant quand même", souligne Annick Dodémont, depuis son restaurant à Eupen. "On dit toujours que c'est chez les autres, et bien non, ça nous arrive."