Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Depuis 2017, les universités françaises grimpent dans le classement de Shanghai

[© Philippe TURPIN / Photononstop / Photononstop via AFP]

Le classement de Shanghai 2026 place une nouvelle fois Harvard en tête, devant Stanford et le MIT. Côté français, l'université Paris-Saclay reste la mieux classée (13e), et la France conserve quatre établissements dans le top 100 mondial.

Les universités américaines, Harvard en tête, occupent une fois encore le sommet du classement de Shanghai, publié samedi. Quatre établissements français se maintiennent dans les 100 premières places de ce palmarès mondial, très suivi malgré des critiques récurrentes sur sa méthodologie. 

L'université Paris-Saclay conserve son rang de meilleure université française, à la 13e place mondiale, comme en 2025. Ce classement, réalisé depuis 2003 par le cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy, reste dominé par les établissements anglo-saxons : les douze premières places leur reviennent exclusivement. Harvard occupe la tête du classement, devant Stanford et le MIT. Au Royaume-Uni, Cambridge et Oxford se classent respectivement quatrième et septième.

Une progression liée aux regroupements universitaires

La France place quatre établissements parmi les 100 premières universités mondiales : l'université Paris-Saclay, l'université PSL (33e, contre 34e en 2025), Sorbonne Université (55e, contre 43e en 2025) et l'université Paris Cité (57e, contre 60e en 2025).

Au total, 27 établissements français figurent parmi les 1 000 universités classées, ce qui place la France au 10e rang mondial, selon un communiqué du ministère de l'Enseignement supérieur. Le pays occupe également le 4e rang mondial en nombre d'établissements présents dans le top 50, à égalité avec la Suisse, le Japon et l'Allemagne.

Pour le ministère, ces résultats "reflètent l'efficacité de la politique conduite depuis 2017 pour faire émerger des universités visibles mondialement et soutenir l'excellence de la recherche". Il estime que la politique de regroupement des établissements engagée depuis 2018 "a rendu plus lisible à l'international une puissance scientifique historiquement fragmentée entre universités, grandes écoles et organismes nationaux de recherche". 

À titre de comparaison, en 2016, la première université française ne pointait qu'à la 36e place mondiale, et la France ne comptait que trois établissements dans le top 100.

Un classement contesté sur sa méthodologie

Le classement de Shanghai repose sur six critères, parmi lesquels le nombre de prix Nobel et de médailles Fields comptabilisés parmi les anciens étudiants et professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline, ou encore le nombre de publications dans les revues Science et Nature. Ces critères, essentiellement centrés sur la recherche et non sur la formation, alimentent une partie des critiques adressées à ce palmarès.

Le ministère de l'Enseignement supérieur reconnaît lui-même ses limites : "S'il doit être suivi avec attention, le classement de Shanghai ne peut être l'unique boussole de notre politique d'enseignement supérieur et de recherche."