Alors que les noyades sont en hausse dans le Nord, la brigade fluviale de Douai multiplie les patrouilles le long de la Deûle. L'objectif est de dissuader les candidats à la baignade sauvage, une pratique interdite et dangereuse, surtout en période de fortes chaleurs.
Les noyades sont en hausse dans le département du Nord. Pour éviter de nouveaux drames, la brigade fluviale de Douai patrouille le long de la Deûle afin de dissuader les candidats à la baignade sauvage. Une pratique interdite, mais qui reste fréquente lors des épisodes de canicule. À bord d’un zodiac de la gendarmerie fluviale, les militaires surveillent les berges et les pontons. Soudain, deux jeunes en maillot de bain sont repérés après avoir sauté dans l’eau.
Ils s’empressent de remonter sur le ponton, avant d’être interpellés par les forces de l’ordre. "Vous voyez que personne ne se baigne, monsieur ?", lance un gendarme à l’un des jeunes. "Je vois tout le monde sauter", répond-il. Les militaires procèdent alors à un contrôle d’identité. La baignade dans la Deûle est interdite et passible d’une amende de 11 euros. Au-delà de la sanction, les gendarmes insistent surtout sur les risques. "Il fait chaud, vous pouvez avoir une hydrocution, donc faites attention", rappelle Guillaume, un gendarme.
"Il y a pas mal de gens qui jettent de tout"
Le danger vient aussi de ce qui se trouve sous la surface de l’eau, souvent invisible depuis les berges. "Il y a pas mal de gens qui jettent de tout, des caddies, des vélos. Il suffit de retomber pile sur la carcasse. On va tout de suite aux urgences si on s’ouvre méchamment", poursuit le militaire. Ces baignades sauvages reviennent chaque été, notamment lors des épisodes de fortes chaleurs.
Selon Gabriel, major de la brigade fluviale, le phénomène peut prendre une ampleur importante. "Sur des fortes chaleurs comme ça, plus de 30 degrés, sur 20 kilomètres, on peut avoir 200 personnes sur une journée, des centaines qui se baignent", explique-t-il.
Mais ces moments de fraîcheur peuvent virer au drame. Il y a un mois et demi, un homme de 21 ans est mort après avoir sauté d’un pont de cinq mètres de haut qui surplombait la Deûle.