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Présidentielle 2027 : «Ni le RN ni LFI ne sont acceptables», assure François Bayrou

Pour le président du MoDem, "ni le RN ni LFI ne sont acceptables" et le pays a besoin d’un candidat capable de rassembler le "fleuve démocratique central". [Europe 1]

Invité de la matinale d'Europe 1, François Bayrou a alerté sur le risque d’un duel entre le Rassemblement national et La France insoumise à la prochaine présidentielle. Pour le président du MoDem, "ni le RN ni LFI ne sont acceptables" et le pays a besoin d’un candidat capable de rassembler le "fleuve démocratique central".

L'ancien Premier ministre, François Bayrou, met en garde contre le risque d’un face-à-face entre les extrêmes. Invité de la matinale Europe 1, le président du MoDem a estimé que l’élection présidentielle avait "changé de nature" sous la Ve République, avec la possibilité désormais de voir s’imposer des forces politiques qu’il juge dangereuses pour le pays. "Avant, il y avait un mécanisme de sélection, c’était le premier tour", a-t-il rappelé. 

Selon François Bayrou, ce premier tour permettait aux Français de choisir entre plusieurs candidatures, avant un second tour opposant des solutions "peut-être pas toutes exaltantes" ou "pas toutes confortables", mais qu’il considérait comme "acceptables. Pour lui, la situation politique actuelle est différente. 

"Une division du pays"

"Pour beaucoup d’entre nous, en tout cas pour moi, ni LFI ni le RN ne sont acceptables", a-t-il affirmé. François Bayrou reconnaît que ces deux formations sont soutenues par "une partie importante des Français", mais estime qu’elles représentent un risque majeur pour l’avenir du pays. 

Le président du MoDem accuse les deux extrêmes de porter une même logique de division. "Je ne sais pas si vous mesurez ce que proposent les deux extrêmes. C’est très simple, c’est une division du pays, l’affrontement d’une partie contre l’autre partie, la mise en accusation, la recherche de boucs émissaires", a-t-il déclaré. 

François Bayrou vise d’un côté le Rassemblement national, qu’il accuse "de cibler les immigrés", et de l’autre La France insoumise, qu’il accuse de désigner "les riches" comme responsables. Une stratégie qu’il juge particulièrement dangereuse dans le contexte actuel, marqué selon lui par les tensions internationales et la guerre aux portes de l’Europe. 

"On ne peut pas se permettre ce risque, qui est un risque mortel", a-t-il averti. Pour François Bayrou, une victoire de l’un ou l’autre de ces camps pourrait plonger le pays dans une crise dont il aurait du mal à se relever.