Les incendies de l’été ont mis en lumière le courage des soldats du feu. En Gironde, le gigantesque feu de Saumos a suscité de nombreuses vocations. Depuis la fin juillet, les candidatures pour devenir sapeur-pompier volontaire affluent auprès du SDIS 33.
Les incendies de l’été ont rappelé le rôle essentiel des soldats du feu. Partout en France, ces hommes et ces femmes se mobilisent pour sauver des vies, protéger les communes et préserver autant que possible l’environnement. Un engagement qui force l’admiration et suscite aussi de nouvelles vocations, notamment en Gironde. Depuis le déclenchement du gigantesque feu de Saumos, fin juillet, les candidatures pour devenir sapeur-pompier volontaire affluent dans le département.
Face aux images des flammes ravageant la région, certains habitants ont ressenti le besoin de s’engager à leur tour. C’est le cas de Corentin, 24 ans, originaire de Biganos. Le jeune homme pensait déjà depuis longtemps à rejoindre les pompiers volontaires, mais les incendies de cet été ont été un déclic. "C’est un souhait que j’avais depuis l’adolescence", confie-t-il. Voir sa région touchée par les flammes l’a profondément marqué. "Ma famille est originaire du bassin d'Arcachon. Le fait de se sentir impuissant et de voir sa région prendre feu, ça a été compliqué", raconte-t-il.
"C’est là que j’ai sauté le pas"
Face à cette impression d’impuissance, Corentin a décidé de franchir le pas. "Je me suis dit : pourquoi des pompiers volontaires et des pompiers professionnels iraient protéger notre région, et pourquoi moi, je ne pourrais pas le faire ? C’est là que j’ai sauté le pas", explique-t-il. En quelques semaines, les demandes d’engagement ont fortement augmenté en Gironde.
Le SDIS 33 dénombre désormais un peu plus de 460 candidatures pour devenir sapeur-pompier volontaire. Un afflux important, qui traduit à la fois l’émotion suscitée par les incendies et la volonté de nombreux habitants de participer concrètement à la protection de leur territoire. Pour David Brunner, chef de mission au SDIS 33, cet engagement est indispensable. "C’est aussi un acte citoyen pour sa commune, pour son territoire, qui aujourd’hui est une nécessité pour venir renforcer les sapeurs-pompiers professionnels et pouvoir distribuer les secours partout", souligne-t-il.
Mais devenir pompier volontaire ne se fait pas du jour au lendemain. Les candidats devront d’abord passer une série de tests physiques et psychologiques. Un processus exigeant, étalé sur plusieurs semaines, avant de pouvoir suivre une formation et rejoindre les équipes sur le terrain.