Les fournitures scolaires se vendent moins en ce début de rentrée. Selon une étude Nielsen IQ publiée par l’Association des industriels de la papeterie et du bureau (AIPB), les volumes de vente ont reculé de 5 % en juillet sur un an, malgré une légère baisse des prix.
Une rentrée des classes différente. Les ventes de fournitures scolaires en juillet ont diminué de 5% par rapport à l'an dernier, malgré des prix contenus, selon une étude du cabinet Nielsen IQ publiée mardi et fondée sur les données des industriels. L'étude émane de l'Association des industriels de la papeterie et du bureau (AIPB), qui représente 145 marques nationales d'équipement et de fournitures scolaires et de bureau.
"Le marché de la papeterie et de l'écriture affiche une baisse de 5% des volumes de vente, un niveau qui reste toutefois supérieur à celui enregistré en 2024", indique l'étude. Les grandes surfaces, de loin le premier circuit de distribution, voient notamment leur chiffre d'affaires reculer de 8% en juillet, à 116 millions d'euros.
Les prix moyens, tous circuits confondus, ont cependant diminué légèrement de 0,8%, avec une baisse un peu plus marqué dans les grandes surfaces (-1,2%) et les enseignes spécialisées (-2,1%), indique l'AIPB.
La première semaine de rentrée représente "19% des ventes"
Début juillet, une étude de Que Choisir Ensemble (ex-UFC) fondée sur "136 produits représentatifs" estimait de son côté la hausse des prix à 2% par rapport à juillet 2025 pour les fournitures scolaires en grandes surfaces.
"Les résultats à ce jour ne sont pas encore représentatifs de la rentrée des classes 2026", indique l'AIPB, qui précise que les dernières semaines de vente peuvent inverser la tendance actuelle. La première semaine de rentrée représente à elle seule "19% des ventes" de la période qui s'étale de fin juin à mi septembre, avait indiqué Nielsen IQ en 2025.
L'allocation de rentrée scolaire, réservée aux familles aux revenus modestes, sera versée cette année le 18 août en métropole, Guadeloupe, Guyane et Martinique. D'un montant compris entre 426 et 466 euros par enfant selon l'âge, elle participe aussi à l'accélération des achats.
Si le prix reste le principal critère de choix des fournitures, "les premiers résultats de cette rentrée montrent toutefois que la recherche d'économies ne signifie pas renoncer à la qualité ou aux marques", note Nadège Hélary, présidente de l'AIPB.
Les marques nationales "renforcent" leur poids et "représentent désormais "71,4 % des volumes" de vente, en hausse de 1,2 point.