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FIFA : fragilisé, Gianni Infantino contre-attaque et dénonce une «campagne» contre lui

La FIFA, elle, refuse de laisser ces accusations s'installer dans le débat. [© Carl Recine / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP]

La FIFA monte au créneau pour défendre son président. Dans un communiqué publié , l'instance internationale dénonce "un effort concerté et continu de certains pour affaiblir la FIFA et son président", Gianni Infantino. Elle accuse certains médias de relayer des "affirmations non étayées" et des "allégations manifestement fausses", sans toutefois préciser lesquelles.

Une défense ferme, mais qui intervient dans un contexte particulièrement délicat pour le dirigeant italo-suisse. À quelques mois de l'élection présidentielle de mars prochain, Gianni Infantino est confronté à une contestation croissante, notamment depuis l'abandon de son projet d'ouvrir certaines activités de la FIFA à des investisseurs privés.

Des accusations de favoritisme

Le quotidien britannique The Telegraph a récemment publié des accusations concernant la période durant laquelle Gianni Infantino était secrétaire général de l'UEFA, entre 2009 et 2016. Selon le journal, il aurait favorisé la carrière d'une employée avec laquelle il entretenait une relation intime.

Toujours selon The Telegraph, cette ancienne salariée aurait bénéficié, lors de son départ, d'une indemnité à six chiffres ainsi que de la prise en charge d'environ 50.000 euros de frais de scolarité. L'UEFA confirme qu'un paiement et le financement d'un MBA ont bien été effectués, tout en affirmant que ces sommes étaient conformes aux règles en vigueur.

La FIFA, elle, refuse de laisser ces accusations s'installer dans le débat. Elle assure accepter "tout examen critique légitime", mais rejette toute tentative de "déformer les faits" ou "amplifier des allégations non fondées".

Un président de plus en plus contesté

Le problème pour Gianni Infantino dépasse désormais les seules accusations de presse. Son projet de société commerciale, révélé fin juillet et rapidement abandonné face aux critiques, a provoqué de profondes tensions au sein de l'instance.

L'UEFA maintient notamment sa pression et a évoqué un possible boycott des Coupes du monde. La Fédération norvégienne de football est, elle, allée plus loin en demandant directement la démission du président de la FIFA.

L'instance tente d'atténuer la colère en soulignant que le dirigeant a été "démocratiquement élu" et continue d'exercer son mandat. Une réponse juridiquement imparable, mais qui ne dissipe pas les interrogations politiques : si le pouvoir d'Infantino reste intact dans les statuts, son autorité apparaît aujourd'hui nettement plus contestée qu’auparavant.

À la tête de la FIFA depuis 2016, le dirigeant de 56 ans brigue sa succession en mars prochain. Après des années d'hyper-communication et de décisions très centralisées, la crise actuelle pourrait toutefois transformer cette élection en véritable test de confiance pour le président et pour la gouvernance du football mondial.