L'Institut Thomas More a présenté récemment les 50 décisions qui ont "coulé la France". L'éducation et la culture jouent un rôle immense dans ce déclin estime l'organisme, qui assure que "les piliers du modèle français ont été sapés".
Qui est responsable de la situation actuelle en France ? L’institut Thomas More a identifié les 50 décisions qui, de Valéry Giscard d’Estaing à Emmanuel Macron, ont "coulé la France".
Créé en 2004 à l’initiative de l’ancien ministre de la Défense Charles Millon, ce laboratoire d'idées libéral-conservateur liste ainsi les lois qui ont directement participé au déclin français, notamment en matière d'éducation, de culture et de transmission.
Pour l'organisme, pas de doute : "les piliers du modèle français ont été sapés". L’institut Thomas More établit le début du déclin à 1975 avec la loi Haby qui instaure le collège unique et impose donc, au nom de l’égalité des chances, un enseignement identique de la 6e à la 3e. Les rapporteurs en font le "premier acte du nivellement vers le bas".
Une France qui refuse d'assumer son passé
En 1989, la loi Jospin poursuit cet objectif d’égalité des chances et introduit l’idée que le système éducatif doit être centré sur l’élève. Le texte consacre notamment la liberté d’expression des enfants en classe, au détriment, selon l’institut, de la verticalité nécessaire imposée par le maître pour transmettre les savoirs.
Plus tard, en 2013, la loi Peillon est décrite comme étant celle qui a institutionnalisé le pédagogisme à l’école, via notamment la création du Conseil supérieur des programmes, placé auprès du ministre et chargé d’élaborer les programmes scolaires et de former les enseignants.
Mais au-delà des lois éducatives, le rapport met aussi en avant toute une série de mesures qui auraient participé à l’affaiblissement moral de la France, comme son refus d’assumer son passé catholique ou la réécriture de son Histoire pour en faire un pays "faible, ouvert, qui n’existerait que de ce que d’autres lui apportent".