Des dizaines de milliers de personnes évacuées au cours des incendies en Gironde et dans le Var ont pu regagner ces derniers jours leur maison. Une nouvelle épreuve pour des habitants déjà traumatisés par les événements.
Après les flammes, la désolation. En Gironde et dans le Var, des milliers d'évacués ont pu revenir chez eux. Une nouvelle épreuve pour ces Français, tant l'impact psychologique est important.
L'odeur de fumée qui persiste, la peur de retrouver des murs calcinés ou une maison détruite à son retour... Ces angoisses ont des conséquences directes sur la santé. "Ce qui arrive dans les tout premiers jours, c'est une réaction de stress aigu qui peut générer de l'hypervigilance, un sommeil difficile, des images, de la tristesse, des pleurs, etc. Le système fait son travail et c'est normal", explique au micro d'Europe 1 Laurence Mialaret, directrice du réseau des centres de gestion du stress.
Parler dès les premiers signes de stress
Ces symptômes peuvent durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Mais au-delà d'un mois, il peut s'agir d'un syndrome de stress post-traumatique qui nécessite une prise en charge. "On n'est pas tous égaux face au stress aigu. Chacun va réagir en fonction de son histoire, de son état de santé, de son environnement. C'est difficile pour un individu donné de savoir quelle sera la suite de cette histoire. Le professionnel, lui, va savoir évaluer, proposer un accompagnement", poursuit-elle.
Il est conseillé de parler à un professionnel dès les tout premiers signes de stress pour éviter des conséquences sur le long terme.