Deux hélicoptères bombardiers d'eau sont arrivés de Normandie pour prêter main forte aux pompiers du Pas-de-Calais pour faire face à ce feu de littoral. Plus de 200 soldats du feu sont mobilisés alors qu'environ 180 hectares ont été parcourus par les flammes.
Les incendies qui se sont déclenchés mercredi sur le littoral du Pas-de-Calais, touchant une zone naturelle remarquable et touristique, ne sont pas encore fixés et 230 pompiers sont actuellement mobilisés sur le terrain, a déclaré jeudi matin la préfecture du département à l'AFP. Des départs de feu s'étaient déclarés mercredi en début d'après-midi dans des dunes du littoral, sur les communes de Neufchâtel-Hardelot et Dannes, proches d'une zone forestière.
Les incendies "ne se sont pas étendus" dans la nuit de mercredi à jeudi, a déclaré jeudi matin le service départemental d'incendie et de secours (Sdis) à l'AFP. Mais "le feu n'est pas encore fixé", selon la préfecture.
1.200 vacanciers ont pu retourner dans leur camping
Environ 1.200 vacanciers qui avaient dû quitter un camping sur le littoral mercredi après-midi ont été autorisés à le réintégrer dans la soirée. Une maison a été détruite mercredi par les flammes mais "aucune victime n'est à déplorer", y compris parmi les pompiers, selon la préfecture.
Deux hélicoptères bombardiers d'eau, arrivés mercredi en renfort de Normandie, sont toujours mobilisés, selon cette même source, qui souligne qu'une "centaine de largages" ont été réalisés mercredi par les moyens aériens. La superficie brûlée était estimée mercredi soir à 180 hectares, d'après la préfecture.
Les dunes du Mont Saint-Frieux, dans lesquelles se propage le feu à Dannes, constituent le plus grand espace naturel sensible du Pas-de-Calais, abritant de nombreuses espèces animales et végétales, selon le syndicat mixte Eden 62.
Enquête ouverte pour "destruction involontaire" et "destruction volontaire"
Le parquet de Boulogne-sur-Mer a ouvert une enquête pour "destruction involontaire" et "destruction volontaire par incendie", a indiqué jeudi à l'AFP le procureur adjoint de Boulogne-sur-Mer, Patrick Leleu.
Plusieurs pistes sont envisagées par le parquet, notamment celle d'un départ de feu provoqué, volontairement ou involontairement, par des migrants qui auraient pu se trouver dans cette zone, où ont fréquemment lieu des tentatives de traversées clandestines de la Manche. Patrick Leleu a toutefois précisé que rien n'était confirmé à ce stade.
Un arrêté préfectoral interdisant l'accès aux massifs forestiers de trois communes touchées par le feu et de deux autres communes proches a été réactivé jeudi à cause "des risques de réitération" de l'incendie face à l'épisode caniculaire.