Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Une Suédoise de 56 ans porte plainte, affirmant avoir reconnu son violeur dans les fichiers Epstein

[Martin BUREAU / AFP]

Une femme suédoise affirme avoir reconnu, parmi les photos des fichiers Epstein, l’homme qu’elle accuse de l’avoir violée dans les années 1990. Cette identification tardive l’a conduite à déposer plainte mardi à Paris, relançant une affaire jusque‑là restée sans auteur.

Une femme suédoise de 56 ans a déposé plainte mardi à Paris après avoir affirmé reconnaître, sur une photo issue des fichiers Epstein, un homme qu’elle accuse de l’avoir violée dans les années 1990. L’information, révélée par Le Point, a été confirmée à l’AFP par une source proche du dossier.

Selon sa plainte, consultée par l’AFP, Ebba Karlson accuse Daniel S., rencontré initialement en Suède, de l’avoir invitée à Monaco puis en France sous prétexte d’une carrière de mannequin. Elle raconte qu’il l’aurait ensuite violée dans le local piscine d’une maison à Cannes, avant de la présenter à Gérald Marie, ancien dirigeant de l’agence Elite. 

Son compagnon confirme l'identification

En 2020, elle avait déjà porté plainte pour viol contre Gérald Marie, une procédure classée pour prescription. Elle n’avait en revanche pas déposé plainte contre Daniel S., dont elle ignorait alors le nom. Trente‑six ans après les faits, elle affirme l’avoir identifié grâce à des photos publiées par le ministère américain de la Justice dans le cadre de l’affaire Epstein. Son compagnon de l’époque, qui avait rencontré Daniel S., confirme également cette identification. Le nom de Daniel S. apparaît dans de nombreux échanges avec Jeffrey Epstein, consultés par l’AFP.

Son avocate, Anne‑Claire Lejeune, explique que “Madame Karlsson souhaite que le parquet de Paris se saisisse de (sa) plainte afin de permettre une enquête sur des faits de viol et de traite des êtres humains, destinée à analyser le mode opératoire de Daniel S., à déterminer si ces agissements sont répétés, à mettre en lumière un fonctionnement et, le cas échéant, à identifier d'éventuelles victimes de faits non prescrits”. Le mis en cause n’a, pour l’heure, pas pu être contacté par l’AFP.