Une enfant trisomique séparée de sa mère migrante aux États-Unis : "Snif snif", ironise un proche de Trump

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La réponse de Corey Lewandowski (à gauche) a indigné son contradicteur Zac Petkanas (à droite).
La réponse de Corey Lewandowski (à gauche) a indigné son contradicteur Zac Petkanas (à droite).
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Alors que l'Amérique se scandalise du traitement réservé aux enfants de migrants, brutalement séparés de leurs parents, l'ancien directeur de campagne de Donald Trump a ironisé devant le cas d'une fillette atteinte de trisomie 21.
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Le cynisme à son paroxysme. L'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Corey Lewandowski, a créé l'indignation, mardi à la télévision américaine. En pleine controverse sur la séparation de plus de 2.300 enfants migrants de leur famille ayant franchi illégalement la frontière américaine - une mesure prise dans le cadre de la "tolérance zéro" sur l'immigration défendue par Donald Trump - ce proche du président a refusé de s'émouvoir face au cas d'une fillette atteinte de trisomie 21 et arrachée des bras de sa mère.

"Comment osez-vous ?" La scène se passe sur la chaîne de télévision Fox News. Zac Petkanas, ancien conseiller au comité national démocrate, partage l'histoire de cette fillette de dix ans atteinte de trisomie 21 qui a été "prise à sa mère et mise dans une cage". Corey Lewandowski l'interrompt alors avec un très ironique "snif snif" (womp womp, en anglais). Outré, son opposant s'insurge : "Venez-vous vraiment de dire 'snif snif' à une fillette de dix ans atteinte de trisomie 21 et séparée de sa mère ? Comment osez-vous ? Comment osez-vous ?"

"C'est ainsi que le pays fonctionne". "Ce que je dis c'est que vous pouvez prendre tous les exemples que vous voulez, mais la ligne est claire : quand vous traversez la frontière de façon illégale, vous perdez vos droits dans ce pays. Quand vous franchissez la frontière illégalement, quand vous commettez un crime, vous êtes séparés de votre famille, c'est ainsi que le pays fonctionne", a répondu l'ex-directeur de campagne de Donald Trump.

 

Une mobilisation pour relâcher la fillette. L'histoire de cette fillette a été rapportée par le ministre mexicain des Affaires étrangères Luis Videgaray au Wall Street Journal, mardi. L'enfant se trouve dans un centre à McAllen, au Texas, tandis que sa mère a été envoyée en centre de détention à Brownsville, dans le même État mais à plusieurs kilomètres de là. Le ministre mexicain des Affaires étrangères a assuré tout faire pour que l'enfant soit relâchée et puisse rejoindre son père, qui se trouve quant à lui être un résident légal aux États-Unis.