Un ministre britannique s'excuse après une blague douteuse sur l'affaire Weinstein

, modifié à
  • A
  • A
Les déclarations du ministre ont aussitôt suscité un flot de critiques sur les réseaux sociaux.
Les déclarations du ministre ont aussitôt suscité un flot de critiques sur les réseaux sociaux. © Chris J Ratcliffe / AFP
Partagez sur :
"Toutes mes excuses pour ma tentative maladroite d'humour", s'est excusé le ministre britannique de l'Environnement Michael Gove après s'être fait étriller sur les réseaux sociaux. 

La blague qui ne passe pas. Le ministre britannique de l'Environnement Michael Gove a présenté ses excuses samedi après s'être fait étriller pour une blague douteuse à la radio évoquant Harvey Weinstein. Entrer dans le studio de BBC Radio 4, "c'est comme entrer dans la chambre à coucher de Harvey Weinstein -on espère émerger avec sa dignité intacte", a déclaré le ministre en direct samedi matin, faisant référence au puissant producteur américain accusé de harcèlement sexuel, d'agressions sexuelles et de viols.

Interviewé à ses côtés, l'ancien chef des travaillistes, Lord Neil Kinnock, en a rajouté, se moquant du présentateur John Humphrys: "John va plus loin que le tripotage. Bien plus loin".

"Toutes mes excuses pour ma tentative maladroite d'humour". Les déclarations du ministre ont aussitôt suscité un flot de critiques sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, l'ancien ministre de l'Education Lord Andrew Adonis (travailliste) a dénoncé cette "blague sur un viol de la part d'un ministre", appelant la BBC à "revenir aux dossiers et aux questions". "Michael Gove vient juste de quitter le studio sans sa dignité", a tweeté la députée travailliste Jess Phillips. "Toutes mes excuses pour ma tentative maladroite d'humour sur R4 ce matin -ça n'était pas approprié. Je suis désolé et je m'excuse sans réserve", a tweeté le ministre.

Ces déclarations interviennent à un moment où des députés sont soupçonnés de comportements déplacés. Mercredi, le parti travailliste a suspendu le député Jared O'Mara en raison de commentaires mysogynes et homophobes qu'il avait postés en ligne au début des années 2000.