Six jours après le début de la guerre, les explosions continuent de secouer Téhéran et des panaches de fumée montent au-dessus de la capitale iranienne. Derrière les portes closes et les fenêtres calfeutrées, les habitants vivent au rythme des frappes et de l’incertitude politique. Entre peur, prudence et espoir d’un changement, un Iranien décrit un pays suspendu à ce qui pourrait se passer dans les prochains jours.
Six jours que la guerre s’est installée dans le quotidien des habitants de Téhéran. Six jours que les explosions font trembler les immeubles et que des colonnes de fumée s’élèvent au-dessus de la capitale iranienne.
Derrière les portes closes et les fenêtres calfeutrées, beaucoup attendent, suspendus à l’incertitude : celle d’un possible basculement politique, sans savoir s’il adviendra vraiment. Dans ce climat de peur et d’espoir mêlés, un habitant de la ville raconte ce qu’il vit.
"Les rues sont presque calmes"
Derrière la voix de cet habitant de Téhéran, le bruit des avions militaires lacèrent le ciel. Les missiles ont touché des bâtiments des forces de sécurité, qui tiennent encore la rue selon lui.
"Les rues sont presque calmes, presque tout est fermé. Seulement les magasins importants comme les supermarchés, les infirmeries, les banques ou les bureaux gouvernementaux importants sont ouverts. Et le gouvernement a toujours une base populaire chez les gens qui sont religieux et traditionnels. Mais la nouvelle génération a encore sa dernière idée", raconte l'Iranien.
L’idée de manifester comme en janvier, la révolution par la rue est proche, a déclaré l’opposant en exil Reza Pahlavi, légitime pour une partie de l’opposition.
"Lui, dans son dernier appel, il a dit que 'restez chez vous et ne faites rien, attendez'. Et moi je pense que dans quelques jours, on va présenter quelqu'un. Tout dépend de la sélection de nouveaux leaders. Après, les gens décident s'ils veulent manifester, s'ils veulent entrer dans la rue, etc", confie-t-il au micro d'Europe 1.
Une mise en garde si tout soutien aux états-unis
Mais le régime est tenace, estime cet homme. En attendant, la moindre parole allant dans le sens des États-Unis peut entraîner la peine de mort. C’est la mise en garde à la télévision du chef du pouvoir judiciaire en Iran. L’un des trois membres du conseil provisoire au pouvoir.