Les Suisses votent sur un référendum visant à plafonner la population à 10 millions d’habitants d’ici 2050. Portée par l'UDC, l'initiative s'appuie sur la hausse de l'immigration et la baisse de la natalité. Le scrutin s'annonce serré, avec une légère avance du "non" selon les sondages.
Les Suisses sont appelés aux urnes demain pour un référendum inédit portant sur un éventuel plafonnement de la population. Le texte soumis au vote propose de limiter le nombre d’habitants à 10 millions d’ici 2050.
La Suisse n’a jamais été aussi peuplée, avec environ 9,1 millions d’habitants recensés fin 2024. Si cette évolution démographique ne constitue pas en soi un problème, elle alimente un vif débat politique dans le pays.
Une pression sur les infrastructures
À l’origine de l’initiative, l’UDC, principal parti de droite radicale, estime que cette croissance est principalement liée à l’immigration, facilitée par la libre circulation des personnes avec l’Union européenne mise en place en 2002. Les étrangers représentaient environ 27 % de la population en novembre 2025.
Dans le même temps, le taux de fécondité est particulièrement bas, à 1,29 enfant par femme en moyenne.
Pour les partisans du "oui", cette évolution démographique entraîne une perte d’identité, une dégradation de la qualité de vie et une pression croissante sur le logement et les infrastructures, notamment scolaires.
Un scrutin serré, selon les sondages
Le texte prévoit que si la population dépasse 9,5 millions d’habitants avant 2050, le gouvernement suisse devrait prendre des mesures, notamment en matière d’asile et de regroupement familial.
À la veille du vote, les enquêtes d’opinion annoncent un résultat très serré, même si une légère tendance en faveur du "non" au plafonnement semble se dégager.