Une femme est morte dans des circonstances étranges en Sibérie dans l'est de la Russie, dans la nuit du 1er au 2 octobre. Des médias locaux évoquent un cas de peste pulmonaire tandis que les autorités russes donnent une toute autre version.
Le 2 octobre, des médias ont rapporté la mort d'une technicienne de laboratoire de 28 ans en Sibérie, dans l'est de la Russie. Selon ces derniers, elle travaillait pour l'Institut anti-peste d'Irkoutsk avant de contracter la peste pulmonaire à partir d'un tube à essai cassé.
Hospitalisée le 29 septembre avec des symptômes de pneumonie sévère, elle est finalement décédée dans la nuit du 1er au 2 octobre. Environ 200 personnes avec qui elle est entrée en contact auraient ensuite été placées en quarantaine.
Alexeï Tsydenov, gouverneur de la région russe de Bouriatie, avait indiqué plus tôt dans un message sur les réseaux sociaux qu'une femme dans la région voisine d'Irkoutsk était "morte de la peste".
Marche arrière des autorités
Le service fédéral russe de santé publique, Rospotrebnadzor, a donné une autre version et nié les premières déclarations. Des analyses réalisées par une commission d'experts spéciale montrent que le décès serait lié à une "pneumonie d'étiologie indéterminée", a affirmé ce lundi le gouverneur de la région d'Irkoutsk.
Il a aussi ajouté que la situation actuelle est "stable" et qu'elle "reste sous notre contrôle et celui des experts". Le porte-parole du Kremlin a, quant à lui, demandé aux journalistes de "se référer aux déclarations officielles de Rospotrebnadzor plutôt qu'aux rumeurs et spéculations".
Les Etats-Unis suivent l'affaire de près
La situation suscite des inquiétudes hors des frontières. En effet, les Etats-Unis suivent avec attention l'affaire. Le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a notamment été informé.
"Nous suivons la situation de près avec le CDC et nos autres partenaires intra-agences. De nombreux détails n'ont pas été confirmés. Nous encourageons les autorités russes à communiquer des informations précises rapidement et en toute transparence", a fait savoir un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à CNN. Le secrétaire d'État des États-Unis, Marco Rubio, a confirmé que le pays "surveillait" la situation.