Russie : la détention de l'escort girl bélarusse prolongée de trois jours

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Anastasia Vachoukevitch, dite Nastia Rybka, est une escort-girl qui avait promis détenir des informations sur l'ingérence russe dans la campagne américaine.
Anastasia Vachoukevitch, dite Nastia Rybka, est une escort-girl qui avait promis détenir des informations sur l'ingérence russe dans la campagne américaine. © Vasily MAXIMOV / AFP
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Nastia Rybka avait promis de révéler des informations sur le rôle de la Russie dans les élections américaines. Elle avait été arrêtée jeudi, à Moscou, alors qu'elle était en transit.

La détention de l'escort girl bélarusse "Nastia Rybka", qui avait promis des révélations sur le rôle de la Russie dans les élections américaines et a été arrêtée jeudi à Moscou alors qu'elle était en transit, a été prolongée samedi de trois jours. 

72 heures de plus. La jeune femme devait être présentée samedi devant un tribunal mais l'audience a été reportée à la demande du parquet, qui a demandé 72 heures pour étudier l'affaire alors que les enquêteurs demandaient qu'elle soit maintenue 30 jours en détention. "Le tribunal a décidé de prolonger la durée de sa détention de 72 heures", a déclaré la juge du tribunal moscovite de Nagatinski, Natalia Borissenkova, citée par l'agence de presse Ria Novosti. 

Accusée de prostitution. Anastasia Vachoukevitch, plus connue sous le pseudonyme de Nastia Rybka, est accusée de prostitution. "Je ne suis pas coupable de ce dont je suis accusée", a-t-elle déclaré devant le tribunal, citée par l'agence Interfax. Elle avait été arrêtée en février 2018 dans la station balnéaire thaïlandaise de Pattaya avec neuf autres étrangers qui organisaient des cours de "formation sexuelle". Condamnée mardi à une amende, elle a été expulsée de Thaïlande jeudi dans un vol pour Moscou où elle a aussitôt été interpellée dans le cadre d'une enquête pour proxénétisme.

"Pièces manquantes du puzzle". "Nastia Rybka" s'était fait connaître quand elle avait assuré être mêlée à un scandale politique avec le magnat russe de l'aluminium Oleg Deripaska, proche de l'ex-directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort. Elle avait affirmé être en possession des "pièces manquantes du puzzle" sur l'aide que le Kremlin aurait apportée à Donald Trump pendant sa campagne électorale. Au cours de l'audience, elle a assuré ne vouloir "en aucune façon compromettre Oleg Deripaska". "J'en ai assez", a-t-elle ajouté, selon Interfax. 

"Traînée hors de la zone de transit". L'avocat de la jeune femme, Dmitri Zatsarinski, a déclaré aux journalistes que la jeune femme "n'a commis aucun crime" et qu'elle "n'a rien à voir" avec Oleg Deripaska, "encore moins avec Donald Trump". Vendredi, il avait dénoncé le fait que Nastia Rybka avait été "traînée hors de la zone de transit (...) vers le territoire russe" alors qu'elle faisait escale à Moscou, entre la Thaïlande et le Belarus.