Royaume-Uni : Theresa May remporte le vote de défiance organisé à son encontre

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La première ministre britannique ne pourra pas être délogée de la tête du parti durant un an.
La première ministre britannique ne pourra pas être délogée de la tête du parti durant un an. © HO / PRU / AFP
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La Première ministre britannique a remporté mercredi le vote de défiance, organisé par des députés mécontents de l'accord de Brexit conclu entre Londres et Bruxelles. 

La Première ministre britannique conservatrice Theresa May a remporté mercredi soir le vote de défiance organisé au sein de son parti à l'initiative de députés hostiles à l'accord de Brexit conclu avec Bruxelles.

Le Première ministre britannique a obtenu le soutien de 200 députés conservateurs, contre 117 souhaitant la voir partir malgré sa concession faite aux Brexiters à l'origine de la tentative de renversement qu'elle comptait quitter ses fonctions avant les législatives de 2022.

Theresa May ne pourra plus être délogée pendant un an. "Le parti parlementaire a bien confiance en Theresa May comme leader du Parti conservateur", a déclaré Graham Brady, président du Comité 1922, responsable de l'organisation interne des conservateurs, où était organisé le scrutin à bulletin secret déclenché par au moins 48 députés conservateurs, soit le seuil requis de 15% du groupe parlementaire.

Cette victoire, qui a fait monter la livre sterling, signifie que les Tories ne pourront plus chercher à déloger Theresa May pendant un an. Mais sa courte majorité constitue également un camouflet. "C'est un résultat terrible pour la Première ministre", a commenté sur la BBC Jacob Rees-Mogg, député ultra europhobe, en l'appelant à "démissionner d'urgence".

La Première ministre se battra "de toutes ses forces". Dans une courte déclaration devant Downing Street dans la matinée, Theresa May s'était montrée combative, annonçant qu'elle se battrait "de toutes ses forces" pour rester en place et "finir le travail" sur le Brexit.

La Première ministre participera jeudi et vendredi à un sommet européen à Bruxelles, qui tournera encore autour du Brexit, où elle tentera désespérément d'arracher aux dirigeants européens des "assurances" sur l'accord à même de répondre aux inquiétudes du Parlement britannique, vent debout contre le texte.