Face au blocage du détroit d'Ormuz et à la déstabilisation du marché du pétrole, le gouvernement britannique craint la pénurie. Alors que des experts estiment que des premières stations seront à sec d'ici deux mois si rien ne change, Londres veut se préparer au mieux.
La crise énergétique inquiète outre-Manche. Alors que le prix des carburants bat tous les records en France comme au Royaume-Uni, Londres se penche sur des solutions qui pourraient permettre de réduire la demande intérieure, et potentiellement, le risque de pénurie.
Car la guerre en Iran, qui perturbe notamment le détroit d'Ormuz où passe près de 20% du carburant mondial, inquiète le gouvernement britannique. Selon plusieurs experts, la Grande-Bretagne pourrait connaître une pénurie de carburant d'ici deux mois si le conflit perdure.
Et alors même que Donald Trump change régulièrement de position sur la poursuite ou non de la guerre et de la libération du détroit d'Ormuz, Londres prend les devants et anticipe le pire.
Baisse de la vitesse sur le réseau secondaire
Le pays peut bien sûr compter sur la production de pétrole en mer du Nord, qui représente la moitié de sa consommation journalière. Mais en plus de sa production, le rationnement de l'essence est une option envisagée si la situation venait à s'empirer. Le pays songe également a abaisser la vitesse à 80km/h, contre presque 100km/h actuellement, afin de réduire la consommation des véhicules.
Si le plan est pour le moment en préparation, il n'y a que peu de doute que d'autres pays s'inspireront de l'idée britannique afin d'anticiper le pire. Pour le moment, seulement un pays en Europe a pris des dispositions pour éviter la pénurie. Il s'agit de la Slovénie qui limite la consommation de carburant à 50 litres par jour et par véhicule. En Asie en revanche, la situation est plus grave et plusieurs pays ont pris des mesures pour éviter la pénurie, à l'image du Sri Lanka ou encore de la Thaïlande, où plusieurs stations limitent la consommation par véhicule.