Ils sont tout au plus 200 Français, femmes et enfants compris, à avoir reconstitué une sorte de "mini-califat" sur les hauteurs d'Idlib. La plupart ont abandonné l'idée d'un djihad global, préférant s'assimiler à la population locale. Les irréductibles djihadistes français sont une douzaine, selon le renseignement français.
Profiter des flux de migrants pour tenter de rentrer en Europe
Mais ils font profil bas, car le HTC, qui administre la zone, a officiellement renoncé à la terreur. Les risques d'emprisonnement sont réels. Omar Diaby, par exemple, un des principaux recruteurs de djihadistes français au début du conflit, a déjà été arrêté à deux reprises par le HTS. Cette zone abrite aussi, sans doute, Hayat Boumediene, la compagne d'Amedy Coulibaly, l'auteur en janvier 2015 de l'attaque contre l'hypercacher de Vincennes.
Cette dernière avait réussi à s'échapper d'un camp gardé par les Kurdes. Et c'est une crainte du renseignement. Désormais, ces vétérans français du djihad vont être plus difficiles à suivre puisque d'un espace restreint de la superficie du département du Rhône, ils vont pouvoir se disperser dans l'ensemble du territoire syrien voire profiter des flux de migrants pour tenter de rentrer en Europe.