Otage français au Mali : la sœur et le beau-frère d'Olivier Dubois se confient au micro d'Europe 1

Olvier Dubois 1:13
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Zoé Pallier, édité par Juline Garnier et Ugo Pascolo , modifié à
Il y a trois semaines, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Olivier Dubois apparaissait plutôt en bonne forme et demandait à ses proches de continuer leurs efforts pour qu'ils soient relâchés. Sa sœur, Valérie Dubois, et son beau-frère se sont confiés à Europe 1.
TÉMOIGNAGE

Voilà un an que le journaliste Olivier Dubois est aux mains des djihadistes, le 8 avril 2021. Ils avaient été enlevés à Gao, au Mali, par un groupe affilié à Al-Qaïda. Le correspondant du journal Le Point, de Libération et de Jeune Afrique est aujourd'hui le seul otage français au monde. Il y a trois semaines, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, il apparaissait plutôt en bonne forme et demandait à ses proches de continuer leurs efforts pour qu'ils soient relâchés. Un appel entendu par la famille qui a publié une vidéo pour sensibiliser le public, avec la participation de plusieurs journalistes. 

"Cette vidéo était vraiment une bouffée d'air frais"

"Au départ, je me suis dit qu'il allait être libéré rapidement. C'est vrai que depuis le 8 avril, c'est quand même une longue attente. Mais ce qui nous fait du bien, c'est d'être soutenus déjà d'une part, et d'être mobilisés et actifs. De mobiliser sur les réseaux, de toujours parler d'Olivier et de son action. Le fait qu'il était journaliste, tout ce qui a été mis en œuvre automatiquement, ça porte ses fruits puisqu'on a eu cette vidéo qui était vraiment une bouffée d'air frais", raconte-t-elle au micro d'Europe 1.

"Forcément, quand vous êtes dans l'action, le temps passe. Ce qu'on a envie c'est qu'il n'y ait pas une deuxième année. Je ne voudrais pas vous avoir la prochaine fois, au 8 avril. Mais malgré tout, on ne se décourage pas", a ajouté Valérie Dubois.

"Une forme de lenteur de l'État quant au cas d'Olivier"

De son côté, son beau-frère Benjamin évoque "une certaine forme d'incompréhension par rapport à une forme de lenteur de l'État quant au cas d'Olivier". "Même si on peut appeler la cellule de crise de l'Élysée régulièrement, on n'a pas plus d'informations sur d'éventuelles tractations ou de choses comme ça. Tout ce que nous avons appris sur la situation d'Olivier l'a été par les journalistes ou Twitter, avant l'État français. Donc il était temps que l'on passe à l'action", raconte-t-il au micro d'Europe 1.

Et de poursuivre : "Notre ton se durcit un peu parce qu'on a l'impression que les gens qui le détiennent sont prêts à avancer rapidement. Et puis, on va continuer à mener des actions assez percutantes comme ça, parce qu'il y a malheureusement que comme ça que ça fait avancer les choses."