Niger : l'avenir des troupes françaises remis en cause ?

Niger
Au Niger, la France compte encore 1.500 militaires sur place. © BERTRAND GUAY / AFP
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Maxime Gondelaud, édité par Alexandre Dalifard / Crédit photo : BERTRAND GUAY / AFP , modifié à
Alors que le président du Niger Mohamed Bazoum, élu démocratiquement en 2021, a été renversé par des militaires putschistes mercredi dernier, le colonel-major Amadou Abdramane a pris les commandes du pays. Cependant, la France compte encore 1.500 militaires sur place. Concrètement, quel est l'avenir des troupes françaises sur place ?

Mali, Burkina Faso et maintenant le Niger. Depuis 2020, ces trois pays ont connu un coup d’État. Le président Mohamed Bazoum, élu démocratiquement en 2021 a été renversé par des militaires putschistes mercredi dernier. C’est le colonel-major Amadou Abdramane qui a pris les commandes du pays. Après un retournement de la Garde Présidentielle, la VIIe République est suspendue. Les frontières sont fermées et un couvre-feu est instauré de 22h à 5h du matin.

"Les pays occidentaux ne sont plus les bienvenus"

Pour les Nigérians, les droits fondamentaux ne sont plus assurés, comme pour les étrangers, pris au piège dans le pays. Plusieurs manifestations pro-putschistes se sont tenues dimanche dont une à Niamey, la capitale. Au menu, drapeaux russes et slogans anti-français. La France compte encore 1.500 militaires sur place. Mais concrètement, quel est leur avenir ? Vont-ils rester sur place ou vont-ils être expulsés du pays comme au Mali ou au Burkina-Faso ? Stanislas Poyet, correspondant pour Le Figaro, nous donne des éléments de réponse.

"Faut savoir que le Niger faisait office d'îlot de stabilité et d’allié important pour la France, pour les pays européens et les États-Unis. Depuis les coups d’État qui ont eu lieu ces deux dernières années au Mali et au Burkina, les pays occidentaux ne sont plus les bienvenus ni au Mali ni au Burkina. Et la France s’est, d’ailleurs, retirée de ces deux pays", souligne-t-il au micro d'Europe 1.

Le correspondant précise que le Niger a accueilli l’essentiel de ce qui reste des forces françaises au Sahel sur son sol. "Donc si on se dirige vers un régime militaire qui adopte la même position anti-française, anti-Barkhane que la junte burkinabé et la junte malienne, on peut effectivement s'interroger sur le devenir de ces forces françaises. Donc oui, ça va être une question qui va être importante", conclut-il. L'avenir des troupes françaises est donc remise en question.