Dans un communiqué conjoint, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, le Qatar, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont condamné l'Iran pour avoir lancé une vague d'attaques contre les États du Golfe accueillant des troupes américaines en réponse aux frappes américano-israéliennes.
Le conflit entre Israël et l'Iran s'est rapidement étendu à toute la région du Moyen-Orient. Les pays arabes, l'Arabie Saoudite, le Qatar, les Émirats Arabes Unis ou encore le Koweït et Bahreïn se sont réunis ce dimanche 1er mars, pour évoquer la stratégie à adopter.
Ces pays, alliés des États-Unis, ont tous été visés par des attaques de drones ou des tirs de missiles de l'Iran ces derniers jours. Leur réaction est ferme : "cibler des civils et des pays qui ne sont pas engagés dans des hostilités relève de l'inconscience et est déstabilisateur", écrivent-ils.
Crainte de la déstabilisation régionale
La grande crainte de ces pays du Golfe est celle de la déstabilisation régionale, qui pour la plupart ont longtemps tenté de convaincre Donald Trump de ne pas attaquer frontalement l'Iran. Pour Téhéran, ce sont tous les alliés des Etats-Unis dans la région qui sont des cibles au même titre qu'Israël.
Des attaques qui ébranlent l'image de sécurité des pays du Golfe et c'est bien la stratégie de Téhéran qui souhaite exposer les pays de la région afin qu'ils fassent pression sur Washington.