Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, parlait plus tôt dans la journée d'une possible bonne nouvelle concernant un accord de paix. Donald Trump tempère finalement les espoirs. Si le plan prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, il ne devrait pas régler la question du nucléaire iranien. Dans ces négociations, Israël semble être sur la touche. Quelle est la position de l'État hébreu sur ce possible accord ?
L'inquiétude règne en Israël et pour plusieurs raisons alors que les nouvelles vont bon train sur un possible accord entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. La première, la plus importante du point de vue israélien, est l'incertitude concernant le nucléaire iranien.
Benjamin Netanyahu a affirmé que Donald Trump lui avait assuré que le programme nucléaire iranien sera démantelé. Mais il semblerait qu'à ce stade, l'accord n'oblige pas l'Iran à céder les 440 kg d'uranium enrichi dont il dispose.
Un motif d'inquiétude pour Israël, la levée partielle des sanctions économiques qui pèsent sur l'Iran
Cette question ainsi que les autres aspects du programme nucléaire devraient faire l'objet de négociations ultérieures dès que le détroit d'Ormuz sera rouvert. Autre motif d'inquiétude pour Israël, la levée partielle des sanctions économiques qui pèsent sur l'Iran et notamment l'autorisation qui pourrait lui être accordée d'exporter à nouveau du pétrole.
De quoi renforcer le régime des mollahs et lui permettre tout à la fois de financer la reconstitution de son arsenal de missiles et de renforcer les milices chiites qui lui sont affiliées dans la région, au premier rang desquelles le Hezbollah au Liban.
Des perspectives d'autant plus préoccupantes pour l'État hébreu que, selon plusieurs sources, aucune des clauses de l'accord ne serait explicite concernant le programme balistique de l'Iran et le soutien que le pays fournit aux groupes armés et terroristes au Yémen, en Irak ou encore au Liban.
On ignore pour le moment si l'accord impliquera la fin des hostilités entre Israël et le Hezbollah. Aussi, comme l'assure le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, l'armée israélienne aura les mains libres contre la milice pro-iranienne.