Après une semaine de conflits au Moyen-Orient, l'armée israélienne a fait du Hezbollah libanais sa cible directe, en frappant directement le sud du Liban et la région de Beyrouth. À la frontière, les Israéliens, habitués à une vie sous la menace, tentent de se rassurer. Reportage.
Depuis la terrasse de sa maison perchée sur les hauteurs de Métoula, ville frontalière entre Israël et le Liban, Léa guette l'horizon. Les mains sur les hanches, elles observent des collines verdoyantes et des bâtiments en ruines. Les stigmates des frappes israéliennes contre des positions du Hezbollah.
"Vous voyez, il y a une barrière comme ça tout blanche, c'est la frontière avec le Liban. À quelques centaines de mètres à vol d'oiseau. On entend les bruits de la guerre, des gros boums, des explosions. J'espère vraiment que cette fois, on va aller au bout du truc", témoigne-t-elle.
Peut-être, un nouvel espoir de paix
La division 91 de l'infanterie israélienne est en intervention côté libanais où un épais nuage de poussière signale la position des blindés. Une guerre de plus contre le Hezbollah, la bonne, peut-être, espère Mérée.
"Pour que nous puissions vivre en paix, il faut vraiment que cette zone soit débarrassée de la terreur, de chaque position restante du Hezbollah. Il faut être sûr que nos agriculteurs puissent travailler à la frontière et que mes enfants puissent sortir jouer sans danger", souligne-t-elle.
"Les missiles tomberont, mais je ne partirai jamais d'ici"
Quant à Roussi, 76 ans, née dans le kibboutz voisin, son discours n'est pas à l'optimisme. "On a vécu beaucoup de guerres ici, alors je suis réaliste. Je ne vis pas dans un rêve, ça ne va pas se terminer de si tôt. Bien sûr, il y aura des périodes calmes mais la guerre continuera, les missiles tomberont mais moi, je ne partirai jamais d'ici."
Dans la commune de Métoula, en Haute Galilée, seule la moitié de ses 2.000 habitants évacués après les attaques du 7-Octobre est revenue.