Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Mort d'Alexei Navalny : cinq pays, dont la France, accusent la Russie de l'avoir empoisonné avec une toxine rare

Alexei Navalny (Illustration). [Olga MALTSEVA / AFP]

L'opposant russe Alexei Navalny aurait été empoisonné en février 2024 avec une toxine rare, de l'épibatidine, selon une déclaration commune de cinq pays européens dont la France qui accusent le Kremlin de l'avoir assassiné.

Cinq pays européens dont la France accusent la Russie d'avoir assassiné l'opposant à Vladimir Poutine, Alexei Navalny. Ce dernier avait été retrouvé mort en prison en février 2024, dans des circonstances troubles.

Les cinq pays européens "convaincus d'un assassinat"

Selon une déclaration commune du Royaume-Uni, de la France, de la Suède, de l'Allemagne et des Pays-Bas, il aurait été empoisonné avec une toxine rare, de l'épibatidine. Elle est uniquement présente dans la peau d'un certain type de grenouille sud-américaine. Le poison a été retrouvé dans des échantillons prélevés sur le corps de Navalny et analysés en Europe.

Les cinq pays européens sont "convaincus d'un assassinat", est-il écrit dans ce communiqué. "Seul le gouvernement russe avait les moyens d'obtenir et d'utiliser ce poison sur le prisonnier Navalny", est-il également noté.

Moscou évoque un "complot de l'Occident"

Alexei Navalny purgeait une peine de 19 ans dans une prison de Sibérie lorsqu'il est décédé. Sa veuve avait récupéré de haute lutte le corps de son époux. "Vladimir Poutine l'a tué", avait-elle affirmé. "C'est prouvé par la science", dit-elle ce samedi.

Les cinq pays européens accusent Moscou de violer la Convention sur les armes chimiques. Ils ont saisi l'Organisation internationale pour leur interdiction, l'OIAC. La Russie nie elle tout assassinat et évoque "un complot de l'Occident".