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Loi martiale en Corée du Sud : la peine de prison d'un ex-ministre étendue à 9 ans en appel

La peine de l'ancien ministre de l'Intérieur Lee Sang-min a été alourdi de sept à neuf ans, ce mardi, par la cour d'appel de Corée du Sud. en raison de son rôle dans la crise de la loi martiale de 2024. [Chris Jung / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

La peine de l'ancien ministre de l'Intérieur Lee Sang-min a été alourdi de sept à neuf ans, ce mardi, par la cour d'appel de Corée du Sud. en raison de son rôle dans la crise de la loi martiale de 2024.

La cour d'appel de Corée du Sud a alourdi mardi de sept à neuf ans la peine de prison de l'ancien ministre de l'Intérieur Lee Sang-min pour son rôle dans la crise de la loi martiale de 2024. Un décret de l'ex-président du pays, Yoon Suk Yeol, avait brièvement suspendu le pouvoir civil et plongé la Corée du Sud dans le chaos le 3 décembre 2024, le temps pour les parlementaires de l'opposition de se mobiliser pour l'annuler par un vote. 

La Haute Cour de justice Séoul a condamné Lee Sang-min à neuf ans de prison pour des charges comprenant l'exercice de fonctions clefs liées à une insurrection, parjure et abus de pouvoir, aggravant la peine prononcée en février. "Une peine de neuf ans a été infligée à Lee Sang-min", a déclaré le porte-parole de la cour à l'AFP. 

Dans un communiqué distinct, la cour a indiqué avoir globalement confirmé les décisions de première instance, conformément à la demande du parquet qui estimait "la peine initiale trop clémente". 

Lee Sang-min a nié avoir reçu du président l'ordre de couper l'électricité et l'eau

Lee Sang-min est accusé d'avoir exécuté les ordres du président Yoon après la déclaration de la loi martiale, notamment en bloquant l'accès à des institutions clefs comme l'Assemblée nationale et en coupant l'électricité et l'eau dans les locaux de certains médias. 

Les procureurs ont également accusé Lee Sang-min d'avoir ordonné aux pompiers de coopérer. L'ex-ministre de l'Intérieur a en outre été inculpé de parjure pour son témoignage au procès en destitution de Yoon Suk Yeol devant la Cour constitutionnelle en février 2025, au cours duquel il a nié avoir reçu du président l'ordre de couper l'électricité et l'eau. 

La cour d'appel a déclaré que ces coupures "non seulement rendaient matériellement impossible la publication de reportages critiques sur l'état d'urgence, mais constituaient également une grave menace pour la vie et l'intégrité physique des citoyens qui y travaillaient".

Lee Sang-min "savait également parfaitement à l'époque que la déclaration de la loi martiale était illégale", a ajouté la cour dans un communiqué à l'AFP. Elle a aussi déclaré que les accusations de parjure visant Lee Sang-min ne pouvaient être prises à la légère, car au lieu de contribuer à établir la vérité lors du procès en destitution du président Yoon, il avait donné un "faux témoignage" pour dissimuler son rôle dans les infractions liées à cette éphémère application de la loi martiale.