L'Italie a recensé "30 terroristes" en fuite, dont 14 en France

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Matteo Salvini veut "que les terroristes soient remis aux mains de la justice italienne, comme c'est arrivé pour Cesare Battisti".
Matteo Salvini veut "que les terroristes soient remis aux mains de la justice italienne, comme c'est arrivé pour Cesare Battisti". © ALBERTO PIZZOLI / AFP
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L'Italie souhaite que les terroristes italiens en fuite à l'étranger soient livrés à la justice pour purger leur peine de prison en Italie. Elle en a recensé 30. 

L'Italie a annoncé samedi avoir recensé 30 terroristes en fuite à l'étranger dont elle souhaite qu'ils soient livrés à la justice pour purger leur peine de prison en Italie, comme l'ex-militant d'extrême gauche Cesare Battisti incarcéré lundi après 37 ans de cavale. 

"14 sont localisés en France". "Trente terroristes en fuite, 27 de gauche et trois de droite : le noms sont sur le bureau du ministre de l'Intérieur Matteo Salvini", annonce le ministère dans un communiqué. "Il s'agit de la liste mise à jour que les services secrets et les forces de l'ordre ont à nouveau élaboré après l'arrestation de Cesare Battisti", indiquent les services du ministère qui précisent que "14 sont localisés en France", soulignant qu'ils ne "communiqueront aucune liste, ni aucun nom". 

Le modèle de Cesare Battisti. Selon le ministère, le gouvernement est "prêt à des démarches officielles pour demander la collaboration aux pays hébergeant des terroristes, à commencer par Paris". L'objectif étant "d'assurer que les terroristes soient remis aux mains de la justice italienne, comme c'est arrivé pour Cesare Battisti".

Cesare Battisti, ex-activiste italien d'extrême gauche condamné en Italie pour quatre meurtres et expulsé dimanche de Bolivie, a été incarcéré lundi dans une prison de Sardaigne pour purger une peine de réclusion à perpétuité, après quatre décennies de cavale.

"Nous espérons une collaboration active". "Après 37 ans, finalement, un assassin, un délinquant, une personne infâme, un lâche qui n'a jamais demandé pardon, finira là où il mérite", avait déclaré lundi Matteo Salvini, homme fort du gouvernement et chef de file de l'extrême droite italienne. "Nos forces de l'ordre et nos services secrets sont au travail en France et en Amérique du Sud : si nous parlons c'est parce que nous savons qu'il y a quelque chose", avait souligné, deux jours plus tard, Matteo Salvini en déplacement en Sardaigne. 

"Nous espérons une collaboration active, loyale de la part des gouvernements pour qu'après vingt, trente, quarante ans ils rendent aux geôles italiennes des délinquants qui se la coulent douce depuis trop longtemps à l'étranger", avait-il ajouté.