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Liban : Benjamin Netanyahou peut-il éradiquer le Hezbollah ?

Depuis douze jours, la division 91 de l’armée israélienne mène des opérations au Liban. [© Adri Salido / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP]

Au 13e jour de guerre, Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah dans le sud de Beyrouth et du Liban. Les bombardements ont fait plusieurs victimes et provoqué un exode massif côté libanais. À la frontière nord d'Israël, l'armée renforce ses positions et les habitants se préparent à un conflit qui pourrait durer.

Au treizième jour de guerre au Moyen-Orient, Israël continue de frapper des positions du Hezbollah dans le sud de Beyrouth et dans le sud du Liban. Les dernières attaques ont fait sept morts et 21 blessés, selon les autorités libanaises.

L'objectif affiché par l'État hébreu reste l'éradication du Hezbollah, parti politique chiite proche du pouvoir iranien. Les combats provoquent également un exode massif. Plus de 800.000 personnes ont été déplacées au Liban depuis le début du conflit. 

Une zone stratégique à la frontière

Du côté israélien, la situation est différente. L'armée a renforcé ses positions le long de la frontière nord. La colline de Kfar Vradim domine la vallée fleurie de la Hula. De ce point élevé, la vue s'étend directement sur le Liban. C'est ici que l'armée israélienne a donné rendez-vous à Europe 1.

Le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole de l’armée, désigne les reliefs visibles au loin. "Vous voyez toute cette crête jusqu'à la mer ? Avant, le Hezbollah occupait toutes ces positions dominantes sur la région."

Pour l'armée israélienne, le contrôle de ces hauteurs est essentiel. "Ce sont des zones ultra-stratégiques. Il est très important pour nous que nos lignes défensives ne soient pas en contrebas."

Une opération militaire prolongée

Depuis 12 jours, la division 91 de l’armée israélienne mène des opérations au Liban. Selon Israël, la présence du Hezbollah dans le sud du pays constitue une menace directe.

Le mouvement chiite n'est théoriquement pas censé être "présent" dans cette zone. "S'il s'y maintient, il représenterait, selon l'armée, une menace existentielle pour les civils du nord d'Israël."

Des habitants déterminés à rester

À Chtoula, un village situé à la frontière libanaise, Avraham voit régulièrement les roquettes du Hezbollah passer au-dessus de sa tête. Pourtant, il refuse de quitter sa maison : "Je vais continuer à m'entraîner tous les jours. Je ferai toujours mon barbecue une fois par semaine et je boirai mon verre de vin. Parce que je ne perdrai pas."

Il reste convaincu de l'issue du conflit. "On va gagner cette bataille. Je suis là pour rester et la bataille prendra le temps qu'il faudra."

Dans la région, certains habitants se disent prêts à patienter si cela garantit une sécurité durable. "Oui, les enfants restent à la maison et je ne peux pas travailler, mais ça me va. Tant que je sais qu'après, il y aura de la paix et de la tranquillité pendant longtemps." Pour Avraham, cet objectif ne pourra être atteint que si le Liban se débarrasse définitivement du Hezbollah.