Les démocrates annoncent l'ouverture d'une enquête en vue d'une destitution de Trump

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© JIM WATSON / AFP
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La cheffe des démocrates au Congrès américain Nancy Pelosi a annoncé mardi l'ouverture d'une mise en accusation solennelle de Donald Trump, soupçonné d'avoir demandé au président ukrainien d'enquêter sur son rival politique Joe Biden.

Les démocrates ont lancé mardi à Washington la première étape d'une mise en accusation solennelle de Donald Trump, soupçonné d'avoir demandé au président ukrainien d'enquêter sur son rival politique Joe Biden, une procédure rare et explosive qui a toutefois peu de chances d'aboutir à la destitution du président américain.

"Les actes du président jusqu'à ce jour ont violé la Constitution", a accusé la présidente démocrate de la Chambre des représentants. "Aujourd'hui, j'annonce que la Chambre des représentants ouvre une enquête officielle en vue d'une procédure de destitution", a-t-elle annoncé. 

 

"Une chasse aux sorcières de caniveau"

 

En dépit des nombreuses affaires qui ont secoué les premières années de la présidence de M. Trump, ce coup de tonnerre politique représente l'attaque la plus frontale contre le milliardaire républicain. "Une chasse aux sorcières de caniveau", a immédiatement dénoncé le président, recevant la nouvelle à New York où il s'était rendu pour l'Assemblée générale de l'ONU. Ironie du calendrier, Donald Trump se trouvait lors de l'annonce chez lui à la "Trump Tower", le gratte-ciel qu'il avait choisi pour annoncer en 2015 sa candidature à la Maison Blanche.

A quelque 400 jours de l'élection présidentielle de novembre 2020, déclencher cette procédure, impopulaire dans les sondages et à l'issue très incertaine, représente un pari risqué. La Chambre, à majorité démocrate, sera chargée de mener la procédure de mise en accusation ("impeachment" en anglais). Si celle-ci aboutit, le Sénat, contrôlé par les républicains qui restent en majorité fidèles à M. Trump, devra conduire le "procès" du président, conclu par un verdict. Il semble peu probable, dans l'état actuel des choses, que suffisamment de sénateurs républicains se retournent contre M. Trump.