Au moins 20 personnes sont décédées dans l'effondrement d'un tunnel dans le nord-est de l'Inde, selon un nouveau bilan. Le chantier, lié à un projet de barrage hydro-électrique, a piégé les ouvriers qui creusaient l'intérieur de l'ouvrage.
Un tunnel en construction s'est effondré lundi 20 juillet dans le district de Namchi, dans le nord-est de l'Inde, alors que des ouvriers creusaient l'ouvrage au niveau du fleuve Teesta. L'accident a eu lieu sur un chantier lié à un projet de barrage hydro-électrique et a fait au moins 20 morts, selon un nouveau bilan communiqué mercredi 22 juillet par les autorités.
"Sur les 25 personnes ensevelies, 13 corps ont été retrouvés jusqu'à présent", a déclaré à l'AFP Rajiv Roka, directeur de l'Autorité en charge de la gestion des catastrophes dans l'Etat du Sikkim. "Les secouristes ont également aperçu sept à huit autres corps à l'intérieur, mais ils n'ont pas encore pu les récupérer", a-t-il ajouté.
Le travail des secours est rendu difficile par les infiltrations d'eau et les émanations de méthane, un gaz toxique, issues des formations rocheuses souterraines du site, selon les autorités.
"Une accumulation d'eau d'environ 0,76 mètre a compliqué la récupération des corps", a expliqué M. Roka, estimant peu probable que des survivants soient encore retrouvés compte tenu de ces conditions.
Des terrains fragilisés par les inondations
Ces derniers jours, cette partie de l'Inde a connu de fortes pluies de mousson. L'effondrement a été provoqué par "le dégagement explosif d'un gaz méthane suspecté d'être piégé/incrusté dans les roches, entraînant la production d'une fumée dense et de gaz toxiques", a déclaré la Société nationale d'hydroélectricité dans un communiqué, et "une enquête détaillée sera menée afin de déterminer les causes de l'accident".
Dans le pays, les accidents sur les chantiers sont fréquents. En 2023, 41 ouvriers avaient été extraits après 17 jours d'un tunnel routier en construction qui s'était effondré dans l'État de l'Uttarakhand (nord).
Les ONG indiennes dénoncent régulièrement le coût écologique des grands travaux d'infrastructure menés par le Premier ministre Narendra Modi, en rappelant qu'ils contribuent à aggraver les effets des inondations et des glissements de terrain.