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Le patron de l’Otan attendu à Washington pour recoller les morceaux entre les Alliés et Trump

Mark Rutte, le patron de l’Otan, multiplie depuis quelques jours les flatteries à l’égard de Donald Trump. [JOHN THYS / AFP]

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran bouleverse les relations transatlantiques. Donald Trump critique ses alliés et qualifie l’Otan de "tigre de papier", tandis que le secrétaire général Mark Rutte se rend à Washington pour apaiser les tensions et défendre la position européenne.

Quelle que soit l’issue du conflit entre les États-Unis et l’Iran, il va laisser des traces, notamment dans la relation transatlantique. Donald Trump a eu des mots très sévères à l’égard des Alliés, qu’il accuse de ne pas l’avoir suffisamment aidé. "Un tigre de papier", voilà comment le président américain a qualifié l’Otan.

Son secrétaire général, Mark Rutte, est attendu à Washington, ce mercredi, pour recoller les morceaux.

Pierre angulaire de la sécurité occidentale

Car depuis 1949, l’Otan est la pierre angulaire de la sécurité occidentale. Un éventuel retrait américain serait un tournant majeur. La participation de Washington au budget annuel de l’Alliance représente 16 %. Cela pourrait être compensé par les 31 autres pays membres.

Mais les États-Unis restent le premier contributeur. Raison pour laquelle Mark Rutte, le patron de l’Otan, multiplie depuis quelques jours les flatteries à l’égard de Donald Trump, ce qui a le don d’agacer certaines chancelleries européennes.

"Arctic Sentry"

Lors de son entrevue à la Maison Blanche ce mercredi, Mark Rutte va mettre en avant les moyens engagés par l’Otan dans une mission lancée en février dernier, "Arctic Sentry" : plusieurs manœuvres militaires qui mobilisent des dizaines de milliers de soldats dans les conditions extrêmes du Grand Nord.

Le représentant des Alliés est sur une ligne de crête : défendre la position des Européens, qui ne veulent pas être entraînés dans le conflit en Iran, sans fâcher Donald Trump, qui attend des capitales occidentales un engagement militaire pour sécuriser le détroit d’Ormuz.