Le pape Léon XIV effectuera une visite d’État en France du 25 au 28 septembre 2026, première d’un souverain pontife dans l’Hexagone depuis 2008. Le Saint-Père se rendra notamment à Paris, où il visitera le siège de l’Unesco, à l’invitation des autorités françaises et ecclésiastiques.
Le pape Léon XIV effectuera une visite d'Etat en France du 25 au 28 septembre, la première d'un souverain pontife dans l'Hexagone depuis 18 ans, a annoncé samedi le Vatican dans un communiqué. À l'époque, c'était Benoît XVI qui était venu en septembre 2008. La venue du Saint-Père signe ainsi un renouveau dans les relations entre Paris et le Vatican.
C'est ce qu'estime le Père Thierry-Louis Lacomblez, invité d'Eliot Deval et vous ce samedi matin sur Europe 1 : "On a regretté que le pape François ne soit pas venu en France. Il a mis le pied sur le territoire français mais il ne venait pas en France. Les visites de Mgr Aveline et du président de la République ont peut-être porté du fruit, ou en tout cas il y a eu peut-être des rencontres qui ont fait que peut-être que de l'autre côté il y a eu de l'eau qui a été mise dans le vin".
Une visite à Paris
Le pape américain se rendra notamment à Paris pour visiter le siège de l'Unesco, a indiqué le Vatican. Répondant à l'invitation du Chef de l'État et des Autorités ecclésiastiques du pays, ainsi qu'à celle du Directeur général de l'Unesco, le Saint-Père Léon XIV effectuera un voyage apostolique en France du 25 au 28 septembre 2026 où il visitera le siège de ladite Organisation", a précisé le Vatican.
La première visite d'un pape depuis 2008
Il s'agit d'une première depuis la visite de Benoît XVI en septembre 2008 : le pape François s'était rendu trois fois dans le pays, à Strasbourg, Marseille et en Corse, mais n'avait jamais accepté d'y effectuer une visite d'Etat officielle à dimension nationale.
Après l'Espagne en juin, cette visite confirme le retour du pape dans les pays européens à l'histoire étroitement liée au catholicisme et en voie de déchristianisation, illustrant la volonté de l'Eglise de dialoguer malgré des fractures grandissantes sur divers sujets éthiques et politiques.
Cette annonce fait suite à l'invitation du président de la conférence des évêques de France (CEF), le cardinal Jean-Marc Aveline, appuyée par le président Emmanuel Macron lors de sa rencontre avec Léon XIV au Vatican en avril.