Le Kremlin dément vouloir amplifier la révolte des "gilets jaunes" sur les réseaux sociaux

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Le Kremlin nie avoir alimenté, via les réseaux sociaux, la gronde des gilets jaunes.
Le Kremlin nie avoir alimenté, via les réseaux sociaux, la gronde des gilets jaunes. © Mladen ANTONOV / AFP
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Selon des informations du "Times", de nombreux faux comptes relatifs aux "gilets jaunes" sur les réseaux sociaux seraient alimentés par la Russie.

Le Kremlin a démenti lundi toute implication dans le mouvement des "gilets jaunes" et assuré que toute allégation sur un rôle joué par la Russie dans la contestation, notamment sur internet, serait "de la diffamation".

La souveraineté française. "Nous n'avons pas interféré et n'allons pas interférer dans les affaires internes d'aucun pays, y compris la France", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qualifiant les événements d'"affaire exclusivement interne à la France". "Nous respectons la souveraineté de la France et nous sommes reconnaissants lorsque la France nous répond sur ce plan avec réciprocité. Toute allégation sur une possible participation de la Russie n'est rien d'autre que de la diffamation", a-t-il ajouté.

Les accusations du Times. Il répondait à une question sur les vérifications lancées par la France après la multiplication de faux comptes destinés à amplifier, sur les réseaux sociaux, la contestation des "gilets jaunes". Selon le quotidien britannique The Times, des centaines de ces faux comptes seraient alimentés par la Russie. Selon le journal, qui cite des analyses de la société de cybersécurité New Knowledge, environ 200 comptes Twitter diffusent des photos et des vidéos de supposés "gilets jaunes" grièvement blessés par la police alors que ces images n'ont rien à voir avec les manifestations qui se déroulent en France depuis plusieurs semaines.

Les services français estiment qu'il est trop tôt pour se prononcer sur les allégations du Times.