La Chine promet 60 milliards de dollars pour le développement de l'Afrique

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Ce soutien du géant asiatique comprendra 15 milliards de dollars "d'aide gratuite et de prêts sans intérêts". © GREG BAKER / AFP
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La Chine a annoncé lundi qu'elle consacrera 60 milliards de dollars supplémentaires au développement économique des pays africains.

La Chine va consacrer 60 milliards de dollars supplémentaires au développement économique des pays africains, a promis lundi son président, Xi Jinping, à l'orée d'un vaste sommet diplomatique Chine-Afrique à Pékin. Ce soutien du géant asiatique comprendra 15 milliards de dollars (12,93 milliards d'euros) "d'aide gratuite et de prêts sans intérêts", des lignes de crédit et des investissements d'entreprises chinoises, a souligné Xi Jinping, alors que Pékin est volontiers accusé d'imposer à ses partenaires un endettement insoutenable.

Désamorcer les critiques. En ouvrant d'un long discours le septième "Forum sur la coopération sino-africaine", le président chinois s'est ainsi montré soucieux de désamorcer les critiques grandissantes visant l'aide de Pékin aux pays en développement. Il a ainsi assuré, mais sans préciser de calendrier ni de liste des Etats concernés, que la Chine "annulerait" une partie de la dette, arrivant à maturité cette année, des pays les moins développés, enclavés ou insulaires, du continent africain.

Une dépendance vis-à-vis de Pékin. Lors du précédent sommet Chine-Afrique, à Johannesburg en 2015, Xi Jinping avait déjà annoncé une enveloppe de 60 milliards de dollars d'aide et de prêts à destination des pays africains. Le géant asiatique a de fait investi annuellement plusieurs milliards de dollars en Afrique depuis 2015 dans des infrastructures (routes, chemins de fer, ports) ou des parcs industriels. Mais ces investissements, largement salués par les pays africains désirant doper leur développement économique, a également dangereusement grossi leur endettement et leur dépendance vis-à-vis de Pékin, dénoncent des critiques croissantes venues d'Occident.

Ce n'est pas "du néo-colonialisme". Pour autant, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a rejeté lundi à Pékin l'étiquette de "néo-colonialisme" " à propos de l'aide chinoise à l'Afrique.