Japon : exécution de 7 ex-membres de la secte Aum

, modifié à
  • A
  • A
La peine de mort contre Shoko Asahara avait été confirmée en 2006.
La peine de mort contre Shoko Asahara avait été confirmée en 2006. © JIJI PRESS / AFP
Partagez sur :
Les membres de la secte avaient été condamnés à mort pour leur responsabilité dans l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo en mars 1995 qui avait fait 12 morts.

L'ex-gourou de la secte Aum, Shoko Asahara, et 6 autres ex-membres de cette sombre organisation japonaise, tous condamnés à mort pour leur responsabilité dans l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo en mars 1995, ont été exécutés vendredi matin, a annoncé le gouvernement. Le ministère de la Justice a confirmé la pendaison de Shoko Asahara (de son vrai nom Chizuo Matsumoto), le fondateur et gourou du groupe, mais n'a pas donné l'identité des 6 autres. Une conférence de presse est prévue plus tard dans la journée.

12 morts et 6.300 personnes touchées. C'est la première fois qu'est annoncée l'exécution d'ex-membres de la secte Aum Vérité Suprême. La probabilité qu'il soient rapidement conduits au gibet s'était renforcée ces derniers temps avec le déplacement de plusieurs d'entre eux. Shoko Asahara avait vu sa sentence de peine capitale confirmée en 2006 et attendait depuis dans les couloirs de la mort à l'instar de 12 complices impliqués dans cet attentat au sarin qui avait tué 13 personnes et causé des maux divers, parfois irréversibles, à 6.300 autres.

Le pire attentat qu'ait connu le Japon. Quelque 190 autres membres de la secte avaient également été condamnés à diverses sentences dans cet attentat, le pire qu'ait connu le Japon. Le 20 mars 1995, selon un procédé très réfléchi, plusieurs membres de l'organisation occulte Aum Vérité suprême, créée par Shoko Asahara, répandaient du gaz sarin dans des rames de métro convergeant vers le cœur administratif de la capitale. Ils avaient déposé des sacs en plastique emplis de gaz sarin dans cinq rames du métro de Tokyo. Percés par des pointes de parapluie, les sacs ont libéré le poison.