En Italie, un jackpot de 223 millions d’euros est au cœur d’un conflit conjugal. Séparée de son mari, une quadragénaire réclame une partie des gains remportés au SuperEnalotto, alors que leur divorce n’a pas encore été prononcé.
Gagner au loto peut parfois compliquer les relations familiales. Encore plus quand celles-ci sont déjà fortement dégradées. En Italie, un homme qui a remporté plus de 223 millions d’euros au SuperEnalotto le 11 septembre fait désormais face à une bataille judiciaire avec son épouse, relate le Corriere della Sera. Séparés depuis plusieurs mois, ils ne sont toutefois pas encore officiellement divorcés.
Habitant de Lecco, en Lombardie, le quadragénaire avait misé seulement 5 euros sur les numéros 8, 13, 16, 52, 64 et 70. Avec le numéro complémentaire 17 et le "SuperStar" 21, il a décroché exactement 223.173.416,83 euros.
Mais son épouse entend bien faire valoir ses droits sur cette somme. Le couple, marié civilement depuis le 25 avril 2023, est toujours considéré comme marié par la justice italienne, leur procédure de divorce étant toujours en cours. Ils sont par ailleurs soumis au régime de la communauté de biens.
Elle réclame jusqu’à 80 millions d’euros
Les avocats de la quadragénaire estiment donc qu’elle peut prétendre à la moitié des gains. Citée par le Corriere della Sera, elle se dit prête à trouver un accord avec son mari et propose deux solutions : une pension mensuelle de 8.000 euros ou un versement unique de 80 millions d’euros, après déduction des frais et impôts.
Pour appuyer leur demande, ses conseils s’appuient sur une décision de la Cour de cassation italienne. Celle-ci a déjà estimé que les gains issus des loteries et jeux nationaux pouvaient appartenir à la communauté de biens, même lorsque seul l’un des conjoints avait joué.
Le jackpot n’a pour l’heure pas encore été encaissé. Le gagnant dispose de 180 jours, soit jusqu’en mars 2027, pour réclamer son gain. Il a dix jours pour s’opposer à la procédure engagée par son épouse.