Alors que la mort de l'ayatollah Ali Khamenei semble rebattre l'intégralité des cartes dans la région, Pierre Lellouche, ancien ministre et spécialiste des questions internationales, reste prudent. "Ce n'est pas la fin du régime", indique-t-il au micro de Laurence Ferrari.
Pour la Grande interview Europe 1-Cnews, l'ancien premier ministre, Pierre Lellouche, estime que la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, ne signifie pas la chute du régime des Mollahs. "La décapitation n'est pas la fin du régime", indique-t-il.
Il rappelle notamment l'implantation du régime des Mollah dans le pays en dehors de la figure d'Ali Khamenei : "C'est un régime extrêmement organisé depuis 50 ans. Ils ont eu le temps de se consolider. Il y a au moins 10 à 15% de la population qui vit du régime, et puis vous avez des structures qui sont très précises. et qui garantissent sa pérennité", poursuit-il.
Quels alliés de l'Iran dans la région ?
Au sujet des alliés de l'Iran dans la région, ils sont peu nombreux à l'exception du Hezbollah libanais, analyse Pierre Lellouche. "Beaucoup ont été affaiblis après les événements du 7 octobre. Les Israéliens en ont fini avec le Hamas. La Syrie, base avancée de l'Iran, a disparu du jeu avec le changement de régime. Donc, il reste le Hezbollah et il reste les Houthis du Yémen qui vont participer à la guerre", conclut-il.