Ce vendredi, Donald Trump a accentué la pression sur l'Iran, alors que les négociations sur le dossier nucléaire sont en cours. Le président américain a assuré qu'il envisageait une "frappe limitée" contre le pays.
Donald Trump met la pression sur Téhéran (Iran) en pleine négociation sur le dossier nucléaire. Un deuxième porte-avions américain pourrait arriver dans le golfe Persique très prochainement.
L'USS Gerald R. Ford est en tout cas entré ce vendredi en mer Méditerranée. Le bâtiment a été aperçu dans le détroit de Gibraltar. Un premier porte-avions américain est déjà positionné aux portes de l'Iran.
Une pression militaire...
Une pression militaire et des menaces directes de la part de Donald Trump. Le président américain a confirmé plus tôt ce vendredi qu'il envisage bien une "frappe limitée" contre l'Iran en cas d'échec des négociations. Le scénario militaire redouté se précise donc bien.
En cas d'échec des négociations, la question n'est donc plus de savoir si les États-Unis vont frapper, mais quand ils vont le faire et pourquoi.
"D'abord, parce que Trump a beaucoup investi sur le plan de sa crédibilité politique et diplomatique. Il a beaucoup menacé, il a beaucoup promis. Et d'autre part, sur le plan militaire, c'est quand même la première fois depuis de très nombreuses années que deux flottes quasi-complètes vont se retrouver dans les prochains jours, très concrètement, en phase offensive autour d'un État", explique Frédéric Encel.
... et économique
Une "frappe limitée", voilà ce que dit Donald Trump. Elle pourrait viser les infrastructures nucléaires de l'Iran, ses rampes de lancement de missiles ou encore des bases militaires, mais aussi d'autres sites stratégiques du pays pour toucher son économie.
"Il y aurait aussi des cibles économiques, et là, je pense notamment aux deux, trois ports les plus importants qui donnent directement sur l'océan Indien et qui permettent à la République islamique d'Iran de continuer à commercer avec la Chine", détaille le géopolitologue.
Cette menace imminente est prise très au sérieux par les pays de la région. Israël, grand allié des États-Unis, se dit sur le qui-vive face à de possibles représailles iraniennes. Mais une solution diplomatique reste possible.
Le chef de la diplomatie iranienne affirme ce vendredi qu'une ébauche d'accords sera prête dans les prochains jours et présentée ensuite aux États-Unis.