Les électeurs américains sont attendus dans les bureaux de vote ce mardi pour les élections des midterms. Un scrutin crucial pour Donald Trump, qui pourrait perdre sa majorité. Car le mécontentement de la population américaine est élevée, y compris dans les rangs de ses supporters.
Presque 200 millions d'Américains sont appelés aux urnes ce mardi pour les midterms, ces élections qui visent à renouveler une grande partie des élus du Congrès. Un scrutin majeur pour Donald Trump, qui risque de perdre sa majorité sur fond de guerre en Iran et d'augmentation du coût de la vie.
Ces derniers mois, le président américain voit sa cote de popularité chuter au sein de son propre électorat. Dans la grande rue de cette petite ville du Maryland, les gens s'installent avant la traditionnelle parade annuelle de la ville.
Entre les boissons chaudes, les échoppes proposent des autocollants et brochures politiques, sous le regard désabusé de Tammy, soixantenaire, elle n'ira pas voter ce mardi. "J'adorais Trump, mais j'aurais aimé juste qu'il fasse les choses un peu mieux. Aujourd'hui, les prix des courses ou encore de l'essence sont ridicules", confie-t-elle au micro d'Europe 1.
"Ce n'est pas le meilleur président républicain qu'on ait vu"
Même chose pour Raymond, venu avec ses enfants et petits-enfants. Loin des appareils politiques, il croyait seulement en son président jusqu'à aujourd'hui. "J'étais camionneur, je viens juste de démissionner à cause des prix de l'essence qui sont beaucoup trop hauts. Trump dit qu'il va faire ceci ou cela, parfois il le fait, parfois non. Je pense qu'il était meilleur pendant son premier mandat", estime-t-il.
Un peu plus loin, Doug, jeune retraité, se revendique encore supporter du parti républicain, mais beaucoup moins du locataire de la Maison-Blanche. "Je ne voterai pas pour lui une nouvelle fois. Ce n'est pas le meilleur président républicain qu'on ait jamais vu. Je pense qu'il parle trop de lui et pas assez de nous", s'agace le retraité.
Alors cette semaine, il se concentrera sur les candidatures locales de son État et espère un renouveau républicain dans les deux ans à venir.