Ce mardi, l'ancien Premier ministre et président du groupe EPR à l'Assemblée nationale, Gabriel Attal, était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews. Le secrétaire général de Renaissance "pense qu'on peut se réjouir du fait qu'Ali Khamenei ait été mis hors d'état de nuire".
Cela fait quatre jours que l'opération américano-israélienne "Epic fury" a été lancée contre le régime de Téhéran. Une intervention militaire qui a mené à l'élimination du guide suprême iranien, Ali Khamenei, et de plusieurs hauts responsables. Un résultat dont on peut "se réjouir", selon l'ancien Premier ministre, Gabriel Attal.
"Le régime des mollahs, c'est 46 ans de chape de plomb sur tout un pays. C'est des étudiants qui sont abattus à bout portant dans la rue, des femmes brisées, des mères à qui on demande l'argent pour rendre la dépouille de leur fils qui a été tué par les milices. Donc oui, je pense qu'on peut se réjouir du fait que l'ayatollah Khamenei ait été mis hors d'état de nuire".
"La responsabilité de ma génération" est de créer une "nouvelle gouvernance internationale"
L'opération lancée comporte un risque qu'elle "ne fonctionne pas". C'est pour cette raison que "l'enjeu", au-delà de la mort du guide suprême, est qu'elle soit utile pour aider les Iraniens à "prendre leur destin en main".
"Le renversement du régime des mollahs ne pourra venir que des Iraniennes et des Iraniens", selon Gabriel Attal, qui estime que la France doit jouer un rôle pour "préparer le jour d'après".
L'ancien locataire de Matignon croit que "la responsabilité de ma génération" est de créer une "nouvelle gouvernance internationale" car les organisations internationales actuelles, comme l'ONU, n'ont pas su éviter les récents conflits qui secouent le monde ces dernières années.