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Guerre au Moyen-Orient : Washington et Téhéran revendiquent chacun la victoire après l’annonce du cessez-le-feu

Quelques heures après une trêve de deux semaines entre l’Iran et les États-Unis, les deux camps affichent leur victoire. Mais derrière les déclarations, le cessez-le-feu reste fragile. [Andrew Harnik / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP]

Quelques heures après une trêve de deux semaines entre l’Iran et les États-Unis, les deux camps affichent leur victoire. Mais derrière les déclarations, le cessez-le-feu reste fragile.

À peine le cessez-le-feu de deux semaines conclu entre l’Iran et les États-Unis, la bataille se poursuit sur le terrain de la communication. Washington comme Téhéran revendiquent chacun la victoire, dans un affrontement désormais aussi narratif que militaire. Côté américain, le ton est sans ambiguïté.

Lors d’une conférence de presse, le chef du Pentagone, Pete Hegseth, a salué une opération réussie. "L’opération Epic Fury a été une victoire historique pour les États-Unis, une victoire avec un grand V", a déclaré Pete Hegseth. Pour Washington, les objectifs sont atteints : le détroit d’Ormuz est à nouveau accessible et les capacités militaires iraniennes ont été affaiblies. 

Sur le terrain, les tensions restent vives.

Mais à Téhéran, le discours est radicalement opposé. Les autorités iraniennes évoquent un "échec stratégique" des États-Unis et assurent que cette trêve a été imposée à Washington, notamment en raison du coût du conflit pour l’économie américaine et mondiale.

La République islamique d’Iran met également en avant un plan en dix points, présenté comme une base de futures négociations. Un document dont la portée reste toutefois incertaine, certaines voix à la Maison-Blanche affirmant qu’il ne constitue pas un cadre de discussion. Sur le terrain, les tensions restent vives. Le Koweït et les Émirats arabes unis signalent plusieurs attaques iraniennes contre des installations pétrolières.

De son côté, Téhéran affirme avoir abattu un drone ennemi dans la journée. Une situation explosive, résumée par la télévision d’État iranienne : une trêve "avec le doigt sur la gâchette".