Malgré l’intensité des frappes américaines et israéliennes contre ses infrastructures militaires, l’Iran continue de riposter et affirme disposer encore de capacités intactes. Entre guerre d’usure, stocks dissimulés et démonstration de force aérienne occidentale, le conflit s’enlise dans un face-à-face stratégique aux équilibres fragiles.
En quelques jours de conflit au Moyen-Orient, les États-Unis annoncent avoir frappé un millier de cibles, les Israéliens environ 600 comme de nombreuses installations militaires, des rampes de lancement de missile, des radars, des bases de drones.
Pourtant, l’Iran semble résister et continue d’envoyer des salves de missiles et drones sur Israël et dans les pays du Golfe.
2.000 missiles cachés en Iran
Téhéran assure ne pas avoir encore utilisé ses armements les plus perfectionnés et a encore des réserves. Le régime iranien s’est préparé à cette guerre depuis de nombreux mois.
Ses 2.000 missiles balistiques ont été soigneusement cachés sur l’ensemble du territoire. Après la guerre des douze jours, l'ordre avait été donné de répartir dans les régiments de combats un millier de drones stratégiques.
En plus des stocks de drones Shahed 136, peu coûteux et produits à une cadence industrielle, l’Iran pratique une stratégie d’attrition assumée pour saturer les défenses antiariennes.
des radars américains POUR REPérer les positions iraniennes
Sur le papier, par exemple, les réserves de missiles Patriot du Qatar ne tiendraient que quatre jours au rythme actuel, si tous les efforts de Téhéran se portait sur Doha.
En revanche, Israéliens et Américains ont conquis la supériorité aérienne. Les systèmes russes S-300 déployés en Iran se sont révélés inefficaces.
C'est à ce moment que le tableau se complique pour Téhéran car à chaque tir de missile, les radars américains enregistrent les positions des rampes de lancement, contraintes de se dévoiler et certaines d’être à leur tour neutralisées par l’aviation américaine.