Pour la première fois, après 24 jours de conflit au Moyen-Orient, des négociations entre les États-Unis et l'Iran sont évoquées par Donald Trump lui-même. En Israël, Benjamin Netanyahu s'est exprimé cet après-midi après un échange avec le président américain. L'État hébreu a confirmé sa volonté de frapper de nouveau l'Iran et le Liban.
Le conflit se poursuit, mais l'espoir d'une accalmie demeure. Et c'est ni plus ni moins que Donald Trump lui-même qui a ravivé la flamme d'un potentiel arrêt des combats. Ce matin, le président américain a évoqué des "discussions fructueuses" avec le régime iranien et a même repoussé de cinq jours l'ultimatum lancé ce week-end avant un anéantissement annoncé des infrastructures critiques de la République islamique.
En Israël toutefois, pas question de parler d'un arrêt des combats. Tsahal a annoncé avoir même intensifié ses frappes en Iran, notamment contre les centres de commandement des milices Bassidj et aucune diminution du nombre de missiles tirés n'est prévue.
L'uranium enrichi, le nerf de la guerre
Ce lundi 23 mars a tout de même été une journée plutôt calme dans le centre et le sud du pays. Le nord continue, lui, de subir les tirs du Hezbollah libanais.
מוקדם יותר היום שוחחתי עם ידידנו הנשיא טראמפ.
הנשיא טראמפ מאמין שיש סיכוי למנף את ההישגים הכבירים שהשגנו עם צבא ארה"ב, כדי לממש את יעדי המלחמה בהסכם - הסכם שישמור על האינטרסים החיוניים שלנו.
במקביל, אנחנו ממשיכים לתקוף גם באיראן וגם בלבנון. אנחנו כותשים את תוכנית הטילים… pic.twitter.com/EHG9geofkl— Benjamin Netanyahu - בנימין נתניהו (@netanyahu) March 23, 2026
Benjamin Netanyahu, qui a échangé avec Donald Trump et son vice-président JD Vance cet après-midi, a déclaré que le président américain considérait que les acquis de la guerre pourraient aboutir à un accord avec l'Iran. Toutefois, Israël va "protéger ses intérêts", selon le Premier ministre.
Pour l'État hébreu, le point crucial est le gel du programme nucléaire du régime des mollahs et passe par le renoncement des quelque 440 kg d'uranium enrichi à 60%, qui pourrait permettre à l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. Si l'Iran n'accepte pas cette concession, dit-on à Jérusalem, la guerre n'aura pas atteint son objectif.
De son côté, Téhéran a démenti la tenue de discussions avec les États-Unis, parlant simplement de "messages" reçus de la part de "pays amis, transmettant une demande américaine de négociations visant à mettre fin à la guerre".