Gibraltar : rejet de la demande américaine de retenir le pétrolier iranien

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Gibraltar avait arraisonné le 4 juillet le pétrolier Grace 1, soupçonné de transporter du pétrole vers la Syrie
Gibraltar avait arraisonné le 4 juillet le pétrolier Grace 1, soupçonné de transporter du pétrole vers la Syrie
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Le gouvernement du territoire britannique de Gibraltar a opposé une fin de non-recevoir aux États-Unis en vertu du droit européen.

Le gouvernement du territoire britannique de Gibraltar a rejeté dimanche une demande des Etats-Unis de retenir le pétrolier iranien qui s'apprête à quitter ses eaux territoriales, expliquant que les sanctions américaines ne sont pas applicables dans l'Union européenne.

"En vertu du droit européen, Gibraltar est dans l'impossibilité de prêter l'assistance demandée par les Etats-Unis", qui veulent saisir le pétrolier en application des sanctions américaines contre l'Iran, ont expliqué les autorités du "Rocher" dans un communiqué.

Plusieurs demandes des Etats-Unis pour immobiliser le pétrolier

Gibraltar avait arraisonné le 4 juillet le pétrolier Grace 1, soupçonné de transporter du pétrole vers la Syrie, en application des sanctions européennes contre la Syrie. Le pétrolier a été autorisé jeudi à repartir quand Téhéran a assuré que la cargaison de 2,1 millions de barils ne serait pas livrée à la Syrie.

Entre-temps, explique le communiqué, les Etats-Unis ont présenté plusieurs demandes pour que le pétrolier soit immobilisé, et le ministère de la Justice a émis un mandat de saisie fondé sur les sanctions américaines contre l'Iran.

"Le régime des sanctions de l'Union européenne est fondamentalement différent de celui des Etats-Unis", souligne le communiqué. De plus, la réglementation européenne "interdit spécifiquement d'appliquer certaines lois américaines", dont celles sur les sanctions contre l'Iran.

Le pétrolier, qui naviguait sous pavillon panaméen, a été rebaptisé Adrian Darya pour la suite de son voyage et est passé sous pavillon iranien, qui flottait dimanche à sa poupe.