Le président des États-Unis Donald Trump s'est dit "pas satisfait" de la nouvelle proposition d'accord de l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Le gouvernement américain a pris vendredi de nouvelles sanctions contre les intérêts iraniens et mis en garde les navires qui paieraient les autorités de Téhéran pour passer le détroit d'Ormuz.
Les nouvelles sanctions incluent trois maisons de changes, selon un communiqué du ministère des Finances, expliquant qu'il s'agit de contrecarrer la conversion en monnaie locale de yuans utilisés par des acteurs chinois pour régler du pétrole iranien.
L'exécutif a en parallèle publié une mise en garde expliquant que les navires versant un péage pour sécuriser la traversée du détroit d'Ormuz s'exposent eux-mêmes à des sanctions.
L'Iran a présenté une nouvelle offre en vue de la reprise des négociations avec les Etats-Unis, actuellement au point mort, pour mettre fin durablement à la guerre, a annoncé l'agence officielle iranienne Irna.
"La République islamique a transmis jeudi soir le texte de sa dernière proposition au Pakistan, médiateur dans les discussions avec les Etats-Unis", selon l'agence, qui n'a pas donné plus de détails.
Les cours du pétrole se stabilisent ce vendredi, légèrement à la hausse avec le blocage du détroit d'Ormuz qui se poursuit, après une séance particulièrement mouvementée, dans un contexte où de très nombreux marchés sont fermés en raison du 1er-Mai.
Vers 11h10 à Paris, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, dont c'est le premier jour d'utilisation en tant que contrat de référence, prenait 1,54% à 112,10 dollars.
L'équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le en juin, gagnait 0,96% à 106,08 dollars.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé vendredi que le projet américain d'une coalition pour rouvrir le stratégique détroit d'Ormuz ne viendrait pas concurrencer une mission que la France et le Royaume-Uni veulent mettre en place.
Avant le début de la guerre opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran, le 28 février, un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde passait par le détroit. Alors qu'une trêve est en vigueur depuis le 8 avril, ce passage reste soumis à un double blocus américain et iranien, secouant l'économie mondiale.
S'exprimant à Abou Dhabi à l'issue d'une tournée régionale, Jean-Noël Barrot a indiqué avoir informé ses alliés du Golfe de l'initiative franco-britannique, désormais à un stade "avancé".
Jean-NoëlBarrot a estimé que le projet américain n'était pas "de même nature" que celui initié par la France et le Royaume-Uni, auquel "plusieurs dizaines" de pays ont annoncé qu'ils contribueraient "certainement". Il s'inscrit "dans une forme de complémentarité" et n'est "pas concurrent" de l'initiative franco-britannique.
La police britannique a annoncé l'inculpation du suspect arrêté après l'agression à l'arme blanche de deux hommes juifs mercredi dans le nord de Londres, dernière d'une série d'attaques ces dernières semaines contre la communauté juive.
Essa Suleiman, 45 ans, a été inculpé de "deux chefs de tentative de meurtre" et pour "possession d'un objet tranchant dans un lieu public", a affirmé la police dans un communiqué. Cet homme est un ressortissant britannique né en Somalie. Il était arrivé enfant au Royaume-Uni dans les années 1990, selon la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood. Il doit comparaître vendredi devant le tribunal de Westminster à Londres.
L'attaque de mercredi, qualifiée de "terroriste" par la police, s'inscrit dans une série d'incendies et de tentatives d'incendie qui, depuis fin mars, visent notamment des synagogues dans plusieurs quartiers du nord-ouest de la capitale, où vit une importante communauté juive.
Le nombre de navires commerciaux de toutes catégories présents dans le Golfe s'élevait à 913 le 29 avril, deux mois après le début de la guerre en Iran et le blocage du détroit d'Ormuz, selon l'entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine.
Malgré le blocage, des bateaux sont parvenus à sortir: leur nombre dans le Golfe qui s'élevait à 1.114 le matin du 28 février, jour des premières frappes américano-israéliennes sur l'Iran, a baissé de 18%, selon le recensement.
Mercredi matin, plus de 270 pétroliers étaient présents dans le Golfe, ainsi que près d'une vingtaine de méthaniers (transportant du gaz naturel liquéfié ou GNL), et plus de 30 navires transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL).
Donald Trump a déclaré être "OK" pour que l'Iran dispute ses rencontres de la Coupe du monde 2026 de football aux Etats-Unis, après que le patron de la Fifa a réaffirmé que le pays y participerait malgré la guerre au Moyen-Orient.
"Si Gianni (Infantino) l'a dit, alors je suis OK", a déclaré le président américain à des journalistes dans le Bureau ovale de la Maison Blanche.
"Il en a parlé. Je lui ai dit: +Fais ce que tu veux. Tu peux les avoir. Tu n'es pas obligé de les avoir.+ Ils ont probablement une bonne équipe... C'est difficile à croire, en fait, mais je pense qu'il faut les laisser jouer", a ajouté Donald Trump.
Le président de la fédération palestinienne de football, Jibril Rajoub, a refusé de serrer la main et d'apparaître sur une photo avec un dirigeant du football israélien, Basim Sheikh Suliman, lors d'un moment de tension à l'occasion du Congrès de la Fifa à Vancouver (Canada).
Après que les deux dirigeants se sont adressés aux délégués depuis la tribune, le patron de la Fifa Gianni Infantino les a tous les deux invités à poser à ses côtés.
Jibril Rajoub a refusé l'invitation à plusieurs reprises malgré l'insistance du président de la Fifa.
Donald Trump a été briefé jeudi 30 avril pour de nouveaux plans d'attaque contre l'Iran, selon le média Axios. Parmi les options présentées par deux hauts responsables du Pentagone : une reprise des frappes plus courte mais plus intense que les précédentes, ciblant les infrastructures, une opération terrestre le long du détroit d'Ormuz pour en prendre partiellement le contrôle et une mission des forces spéciales pour sécuriser et récupérer l'uranium hautement enrichi de l'Iran.
Il s'agit aussi pour Donald Trump de faire monter encore davantage la pression sur l'Iran alors que les négociations semblent au point mort même s'il assure qu'elles se poursuivent. "Personne ne sait sur quoi portent les négociations à part moi. Les Iraniens veulent vraiment conclure un accord. Mais nous avons un problème : personne ne sait qui sont leurs responsables parce qu'ils ont été éliminés", a-t-il déclaré.
De son côté, Téhéran estime qu'il n'est pas réaliste de s'attendre à des résultats rapides dans les négociations avec Washington. Et le pays se prépare donc à toutes éventualités, dont une reprise des combats.
Par ailleurs, le temps joue contre Donald Trump dans cette guerre qu'il a initiée il y a 60 jours. Ce 1er mai marque donc théoriquement la date limite à partir de laquelle le président doit obtenir le feu vert du Congrès pour poursuivre le conflit. Mais le chef du Pentagone, a laissé entendre hier que l'administration américaine pourrait contourner l'aval du Congrès.